CHAPITRE m
Capitaux improductifs. Ce que c'est que le capital national.
Jusqu'ici nous n'avons' envisagé que lés capitaux privés : inais qu'est-ce que le capital natùmal? Ait premier coup d'œil on croirait qu'il se constitue de la totalité des capitaux privés; mais ce$ deux notions ne sont pas tout-à-fait identiqiies. Il y a des capitaux qui sont improductifs pour la société, et qui: cependant rapportent une rente à leurs possesseurs. Ces capitaux naturellement ne font point partie dû capital national. *
(^uand un fonds est employé par son propriétaire, il n'y a aucune difficulté à distinguer de quelle na* ture il est. S'il est employé à la consommation , il est clair qu'il appartient au grand fonds national de consommation; s'il est employé à la production, il est évident qu'il fait partie du'capital national.
Mais lorsqu'un fonds est prêté à d'autres personnes, et qu^il rapporte une rente au préteur, alors sa nature devient équivoque. D'un côté il peut être regardé
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comme capital^ puisqu'il donne une rente; dfef autre, si l'emprunteur ne le destine pas à la production, mais qu'il l'emploie à la consommiAion, il ne se re-r produit point, et il peut être regardé ci^rame fonds de consommation. Sou^ laquelle de ces' àtaax cafter gories le rangerons'- noud ?
Cette question ne peut guère vous embarrasser, Messeigneors, si vous avez bien saisi les caractères distinctifs de ces deux genres de fonds. Ce n'est nullement le prêt ou la condition du prêt qui détermine la nature des fonds; c'est uniquement l'emploi qu'on en fait. Un ionàs employé à la produetion est- t^M:[îe^i»s un capital, soit qu'il appartienne en propre à celui qui l'emploie, soit que celui-ci i/aît emprunté :un fonds employé' à la consommation est toujours un fonds de consommation^ soit que le possesseur ou qiifêlqu'autre personne l'emploie.. De méote, tin fondi emprunté, s'il est .employé à la prodootien, est toii« jours u& capital ,* soit qu^il rapporte mae rente, eu non, àsosi propriétaire; un fonds efnprantéy s'iJcest employé à ia consommation, est toupurs unfond8;de consommation, même lorsqu'il rapporte uflie rente à son propriétaiFe.
Les possesseurs regardent leurs» fonds comme capâtaux, aussitôt q»'en- les prêtant à d'atitres, ils leur rapportent une rente; mais.ces^cjapitanx,,s'ifene dion<n^it point un revenu primitif aux emprunteurs^ ne font point partie du capital nationsiL Le pro^priétaire d'une maison dlïaiinllation, d^une maisons de campagne, regarde' ces bi^fô fonds comme des capitaux, puisqu'en le^ louant il en retire un loyer; ma» ils^ne