‹ Cours d'économie politique;Chapitre 61 sur 173 · XIV. Il, CHAr. III. %IQ · texte numérisé non relu

XIV. Il, CHAr. III. %IQ

forment utie portion au capital national , que lorsqu'ib donneiit un revenu primitif à ceux qui tes louent, ou, ee qui revient au même, lorsqu'ils soht employés à la prodi^otion. Un atelier, au contraire, une boutique, un kâtim^it de ferme, s'ils sont employés suivant leur destination, sont en tout eas des capitaux* productifs, ùes capitaux qui rapportent un revenu primitif, non-seulement à leurs propriétaires, mais encore aux travailleurs qui les occupent et les emploient, ce qui veut dire à la société. Une maison d'habitation peut bien aussi former un capital pro« ductif; mais alors il faut qu'elle soit habitée par des travailleurs industriels, qui reproduisent par leur travail la valeur du loyer quHh consomment.

Les habits et les^meubles meublans, les équipages, ks chevaux, les navires, rapportent souvent de la m^e manière un loyer à leurs propriétaire, aujtquels ib tiennent, àce moyen, lieu de capitaux. Enfin, tous les objets qui se prêtent ou se louent, peuvent rapporter un revenu à leqrs propriétaires , mais ^ur cela ils n'en donnent pas toujours à la nation. L'argent, quand il est prêté, rapporte oi^ikiairement un intérêt à son propriétaire : mais sHl est emprunté par des individus qui l'emploient à la consommation, les choses que ces individus achètent avec cet argent ne font dès lors pl^is partie di^ capital «lational.

Les richesses ne forment des capitaux que tiant qu'Us servent à la production : du moment qu'ils passent dans les mains des consommateurs, ils vont augmenter le fends de consommation. Ainsi la laine est un capital entre les mains du berger, du cardeur, de

lÀ^O PREHIKRE PARTIE.

la fileuse, du teiaturier, Au tisserand ; le drap que celui-ci en fait est de même un capital entre les mains du marchand en gros et du détailleur^ Jusqu*ici il est facile de reconqattré dans ces produits le caractère de capital : ils ont servi à la production. En quittanjt la boutique du détailleur, le drap dévient lin objet de consommation; mais pour cela il n'est pas encore décidé.s'il perdra la nature d'un capital. S'il sert à habiller des travailleijrs industriels^ il conserve cette nature-, quoique, sous une autre forme : au lieu de servir d'objet au travail du producteur, âl sert à ce dernier coriikne moyen de subsistance , comme vêtement* S'il est cohsommé par un ferblantier, la valeur du drap se prouve repihoduite sous la forme d'ustensiles de fer-blan£^ s'il habille un peintre,' la valeur de ses tableaux contient nécessairement la. valeur de ce drap. Mais s'il passe dans las raaind d'individus improductifs, il va grossir le fonds de consommation, car alors il n'e^t plus employé & la production matérielle, il ne donne plus de revenu primitif.

Ainsi le capital pùvé se compose d'un fonds de richesses qui donne un revenu à son propriétaire; le capital national se constitue du fonds entier de richesses qui donne un revenu à la société; et ces deux, notions, comme vous l'avez vu, ne reviennent pas au mêmç. Lés capitaux privés comprennent des . capitaux productif et des capitaux non productifs ; le capital hational ne se compose que des capitaux pro« ductifs de la nation (a).

(à) Cett.e distinction^ qui estd*une grande importance dans

LIT. ÎI, CHA.P. IV. aaî

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