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CHAPITRE VI

Des élémens qui constituent le capital national.

Jusqu'ici nous avons considéré le capital seulement comme un fonds de richesses nécessaire à la " production : il est temps d'examiner de quelles espèces de richesseS9.de quels élémens il se compose.

Toutes les richesses nécessaires à la production peuvent se comprendre sous les six classes suivantes : les améliorations du soL les constructions ,. les outils, les subsistances du travailleur industriel, les matériaux et l'ouvrage fait. Le chapitre présent est destiné à vous faire connaître ces différens élémens du capital national.

I. Améliorations du sol. Le sol par lui-même ne fait point partie du capital national, parce (Jue la rente de l'un diffère totalement de la rente de l'autre; mais les dépenses qu'on fait pour mettre la terre en état d'être cultivée, et les minés d'être exploitées, se comprennent sous le nom d'améliorations , et sont un capital fixé dans le sol. Elles se font par le proprié-

que de ses propres revenus; cai^ on île voit pas un peuple recevoir la charité d'un autre. '

On en a vu exiger des tributs, de la même manière qu'un voleur exige la bourse d'un voyageur. Mais les peuples comme les particuliers sont très-jfondés à se soustraire à une semblable exaction du moiïient qu'ils le peuvent. J.-B. S,

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taire ou pour son compte, et leur valeur entière est ajoutée à celle du fonds de terrfe. Si le propriétaire vient à le céder, c'est à un plus Haut prix.

1. Constructions. Elles se divisent en deux espèces, suivant leur destination. La première com-^ prend les maisons d^ habitation. Ces constructions , comme vous le savez, sont souvent comprises dans le fonds de consommation; mais quand elles servent à loger les travailleurs industriels, elles font partie du capital, parce qu'alors la valeur du logement de ces travailleurs s'ajoute à la valeur du produit de leur industrie. La seconde espèce se compose de toutes les autres constructions servant immédiate'^ ment l'industrie, tels que les étables , les granges, les moulins, les ateliers, lés usines, les magasins, les boutiques, les routes, Jes canaux, les ports mar-»»

chands,etc.

3. Outils ou instrumens de métier. Jamais niot n'a reçu une acception plus étendue que celle que je voudrais donner ici au terme d'^outils, car je délirerais y comprendre depuis la fronde dont se' sert le chasseur sauvage jusqu'à la machine la plus vaste, jusqu'au mécanisme le plus compliqué, jusqu'aux êtres animés mêmes qui facilitent le travail de Thomme. L'enclume du forgeron^ et le métier pour faire des bas, les aiguilles de la lingère et les pompes à feu, les navires et les bêtes de somme et de trait '^ en un mot, tout produit matériel de la nature et du travail, tout objet vivant ou inanimé que Thommé emploie pour s'aider dans son travail industriel, vpilii çç qu^ j'appelle outils, instrumens de miétier. Ge mot, dans

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