CHAPITRE VII
Capitaux fixes et circulans.
EN continuant l'analyse des objets ^oot le capital se composci, nous bous apercevons <|u'tine partie de ces €il:ijets reste toujours entre les makis 4u travailleur .industnel^/Ot 'lie diange point de forme ,» tandis qu'une autre psurtie, se transforme le plus souvent en nouveaux produits, et ne donne «point de reveeu si le travailleur ne s'en dessaisit. La première |>pitîon e9i. appelée son càîpitaljîxe'; la >sèconâe «on ^QpitàL ctreukuU* L'un se c(^af>oae des am6lioratioiBs<du«ol, des constructions et des outils ; l'aiitre comprend les subsistances du travailleur , les inatériaruct et l'ofei^^tuge
Tîi)Ei.prq))ortM!m du capital fixe «au icapital oîrcuiaait diffère beaucoup dans des différentes br^ancbes »âe l'iadustriei, ^)Oiiilixie lesexenilples suiieans vous le .pre«^verontw 'Pour les sîii^plifi^, je n'y i&ctk y^fàaX menCion des habitations et des subsistances :àe^ 'travailleurs.^ non plus que du produit de leur industrie ou de Vouvragefait^ puisque ces élémens du capital sont communs à tous les métiers.
Le capital du chasseur est le moindre que puisse exiger une industrie. Son capital fixe ne comprend ni améliorations du sol, ni constructions : il se réduit presque uniquement aux outils de chasse, tels que
Liv, II, €HÀP. va. a43
les frondes, les aricç, les ^èpbes, li^s atjkrppes« )ps f^sils, les chieQS et les oUeai^s^ de cbaç^, ^, Scm ^pital cirx^ulani coos^ste principaleynenjt 4iap$ 1^ imié-^ rimm qu'il ^n^plpia y çojnine la ^oiidr^ à ûrer, le plc^nb, la nojqtrriture 4e ses chiens, etc.
Le capitai J^e du pêcheur »e €OQ)pF^|l(} ppji^t d'amëliorQitions foncière^^ mais bien q^elqiieSv ^^9^trmthns ^maxm^ les bangarç, l^es iTiaga^ins ^t J^ers cav^s pou^ sècjbyer, saler, ^ome^ et copçerv^r le f^oduit 4? lot pêchfs^ il ^e .ç<papQS0 Gfk o^tf!ç 4'j|M^ masiie CQB^id|^f!9l^e à'^mtHs^ t^ que lies haif^WS, filefn^^ parcs de rivière / canots , navires ^ «tc^ ^Qntc^pitâ^l drçidmf^ aiu cû^trair^, n'est .ab$oluii^i|t ri^n, ^ ipaoins qu'op •ne yeuilje çoi^pter ppjiir qijielq^ (Clpi^^ rapp^i: ou 1^5 àmo^'Oes que le pécheur empkàe cp^anne
Xi'ii^dusjtrîe des /tu^^^ suppiose un capUolJi^^ i|)ilus iW ipf^oîas ^^^n^idérabjie en améliorations cfu sçlj pui^q^'U fautjouvriir la^mÂine^ ^an tirer les eaiB^^s^ jl,^ re«^e * ^çp^$8j;ble; ejUe demw^^e 4e^ construction^ i^yur ^^-. €Sff4er ou hmyejp le i^aiper^i, fnwr le Aa^iSiP, {^{(jijur fo^dn^ Jlçs ^tjB^u^; ^en&i ^^ o^uils e^ ses s^a^inçs json^t pdu^ ^mbreu^ ^ ^plfis iPQpjiii^iqm^s que qepx^ies industries précédentes. Le capital circulant du mi- .rneWT .consistant ei> matériaux , comprend du , char- Jbon, (1# h ,ppwdi;e ^^ tirer, du luençuf e pçiu^ Ji'^Wftl- ^amatk>n,<elc.
Lindustrie accole exige de ffiême ^in eapiiai
fixe en améliorations du sol, car il faut défricher
une terre iuculte , la dessécher^ l'enclore, la majTier
ou fumer, etc. Elle ,e;5ig,e. des constryfitiçijLs .^ telles
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que les étables, les granges et autres bâtimens de ferme. Seis outils comprennent non-seulement lejs - instrumens aratoires de toute espèce, mais encore les bestmux de labour et de charroi, ceux destinés à fournir des produits pour là vente, tels que les troupeaux de moutons et de gros bétail que le cultivateur garde constamment pôtir en tirer de la laine, du lait on le croît du troùpieau qu'il puisse rendre. Son capital circulant employé en matériaux se compose non-seùlément des démences et de la nourriture de ses bièstlaUx, mais. encore du bétail mêhae qu'il élèyepoUr le veHdi:e(à). r'^ ' «
•Daiis' l'industrie manufùèctùriete , là proportion qui subsiste, entre les deUx genres de capitaux est •encore bien plus différente dans les différens métiers. Le capital fixe d'un tailleur ne consiste que dans quelques outils de peu die valeur, comme dès ciseaux et des aiguilles, tandis qu^uh forgeron a besoin d'une constntction, savoir, dé gà f6rgé et d'Un grand nombre d'outils. Le cdzp^W <;^«/û5/^^ des travailleurs manufacturiers comprend, comme vous le savez, outre les matériaux, encdré des muti^res premières. lie fil et le charbon qu'fertiploient le tailleur et le
(«) Vous voyez qu'une partie des bestiaux du cultivateur constitue utt capital fixe , et qii'une' autre constitue un capital circulant. La première se compose des bestiaux dont il tire unrcvenuenles gardant, tels que les bestiaux de labour et de charroi, et ceux qui lui fournissent un produit pour la vente ; la seconde comprend les bestiaux dont il tire un revenu ' en les mettant hors de ses mains , tel que le béuil qu'il élève, non pour le garder, mais pour le vendre.