‹ Cours d'économie politique;Chapitre 74 sur 173 · LIV. II, GHAP. IX · texte numérisé non relu

LIV. II, GHAP. IX

représenter ces richesses et en va représenter d'autres <{ui sont encore dans la circulation , c'est*à«<lire qui peuvent encore s'acheter i|| se vendre.

Les individus qu'un capital producti^f fait subsis- 4ier sont toujours des travailleurs insdustriels qui jreprodttisent ce capital avec profit (a). Ainsi toute épargne, tout accroissement de capital^ prépare. un revenu annuel, non -seulement au propriétaire qui l'temploie ou qui le prête à intérêt, mais à tous les travailleurs dont l'industrie est mise en mouvement par cette portion de capital.

Vous voyiez qu'un homme qui augmente son >ca- 'pital par son économie^ :peut âtre r^egardé comme le fondateur d'une maison d'industrie , où une société d'hommes labodrieuK serait nourrie à perpétuité des ^rjiirjfts de <son trav^. Je dis, -à perpétuité,, car .un principe très^puissant. garantit pour toujours la destination d'un oapkal productif : c'^t l'intér.ef: direct et évident de chaque individu auquel ce capital pourrait jamais appartenir dans la suite. Aucune portion n'en peut être détournée .sans qu'il en résulte gune perte évidonte pour Je .-propriétaire. CelMi qui ees&ed'em^ p^er uu, capital à la producûon^ ^p ^change la nah tcire<etle»tran8£çkrme enionds de cQnsommatixMi,: or dès lors, non-seulement il ne donne plus de revenu ,

mais il s'anéantit tôt ou tard.

' Oe sont sans doute ces considérations qv «ont dicté

.^ fa) Il 4l^ell reist ,pas 4e même dea xapltaux improductifs , quoique ceuz-^i doniieo|;^ëgalement;imç Jt^nte.au pr,cg;>tiéj;aire qui Ids prête. ViojezJe cliap.III de o€,Uvr^> pag. 2^7.

l'utile testament de Franklin. Tout laborieux qu*rl était, Franklin dans sa jeutiesse avait senti le besoin: il a laissé à sa mort une éDmme de 8000 roubles environ (a) , pour être prêtée à intérêt à des artisans d^une capacité et d'une conduite éjprouvée , mais sans fortuné. Au bout de dix années , le même capital accru des intérêts est prêté à d'a^^tres artisans ; de manière qu'après avoir successivement accoutumé au travail et mis dans Taisance un gvsinà nombre )de personnes , ce legs doit au bout de cent ans s'élevé^ à une somme de plus d'un demi-million de roubles. Il est impossible de concevoir une disposition testamentaire capable de produire une plus grande masse de bonheur (b).

Vous venez de voir que les-capitaux se forment et s'augmentent par l'éccmomie : ainsi vous sentez bien que s'ils diminuent et se détruisent, cet effet tie peut être attribué qu'à la dissipation ainsi qu'à Vimpéritie ou à la conduite imprudente des personnes qui en dirigent l'emploi.

Celui qui place une partie de son revenu en capital, augmente, pour sa part, le capital national. Celui qui place son revenu en entier en consoitimations, empêche, pour sa part, l'augmentation du capital na-

« {a) Je crois n'avoir- plus besoin de vous rappeler que toute^

les fois qne j'évalue des sommes en monnaie russe, c'est tou-r

jours la monnaie œtueUe éC argent qu'il faut entendre , à moins

que le contraire ne soit expressément indiqué. Cet avis %^^'

trouve déjà dans l'Introduction générale , pag. 90. '*^

(h) J.-B. Say, Traité^ etc., i** édit., tom. H, p. 182.

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