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enlever leurs épargnes les rebute ; de IVibtré^ la pers*pective d'être nourris par leurs .maîtres , quaf<d>ràçei ne leur permet plus de travailler, étouffe, en ettx cette inquiétude salutaire sur l'avenir, qm; porte les hommes libres à retrancher sur leurs jouissances actuelles, afin de se ménager des ressources pour la vieillesse et contre l'infortune. Lorsque cette inquiétude les surprend quelquefois , au lieu de rendre productifs les fonds qu'ils ont sous leurs mains , ils les convertissent en or et en argent, et les retirent de la circulation. Je crois n'avoir pas besoin d'ajouter, Messeigneqgl, qu'en parlant ainsi de la situation de nos esclaves, je n'ai en vue que la majorité des individus. Toute règle a ses exceptions, et je ne serais pas embarrassé à vous citer un grand nombre de paysans russes qui ont accumulé des fonds considérables et qui les font valoir avec beaucoup d'intelligence. Mais ces exemples ne sont pas fréquens, tandis qu'une conduite opposée est presque générale.
Les classes qui contribuent le plus chez nous à l'accroissement de la richesse nationale parle moyen de l'économie, ce sont celles des entrepreneurs d'industrie,, surtout dans le tiers-état. C'est principalement chez eux que les capitaux s'accumulent, et avec une rapidité d'autant plus grande qu'ils joignent pour • la plupart à l'industrie la plus active, une frugalité inconnue en d'autres pays. Les fortunes immenses qu'on voit naître en peu d'années sous leurs mains , expliquent suffisamment le phénomène de l'accroissement rapide du capital national. Toutes les mesures du gouvernement qui contribuent à rendre ces clas-
ses utiles de citoyens plus nombreuses, et à les délivrer de toute gêne dans l'emploi de leurs capitaux, sont autant de moyens infaillibles pour avancer l'accroissement du capital national.