‹ Cours d'économie politique;Chapitre 97 sur 173 · LIV. III, CHAP. VI. 3l · texte numérisé non relu

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entière ne présentât plus de placement profitable, ou si le gouvernemertt trouvait iiiay en de mettre obstacle au commerce extérieur et à l'emploi des capitaux hors des limités dii pays, les propriétaires des fonds préféreraient -alors de les dépenser en objets de luxe , de les consommer sans produire , plutôt que de les employer ou de les prêter sans en retirer une rente. Une masse considérable de capitaux dès lors serait consommée sans remplacement, et sa dissipation rétablirait l'équilibre.

Il n'y a cependant pas à craindre que le salaire des simples ouvriers monte jamais assez haut pour déranger cet équilibre, grâce au désavantage de leur position. Les salaires de l'ouvrier , comme je l'ai déjà dit, se règlent contradictoirement entre l'ouvrier et le chef d'industrie. Le premier cherche à recevoir le plus, le second à donner le moins qu'il est possible; mais dans cette espèce de débat il y a du côté de l'entrepreneur un avantage considérable. L'entrepreneur et l'ouvrier ont bien également besoin l'un de l'autre, mais le besoin de l'entrepreneur est moins immédiat, moins pressant. IFexi est peu qui ne pussent vivre plusieurs mois, plusieurs années même, sans faire travailler un seul ouvrier; tandis qu'il est peu d'ouvriers qui pussent, à moins d'être réduits aux dernières extrémités, passer plusieurs semaines sans ouvrage. II est bien difficile que cette différence de position n'inQue sur le règlement des salaires.,

Ajoutez qu'il est bien plus facile aux entrepreneurs de s'entendre pour tenir les salaires bas, qu'aux ouvriers pour les faire augmenter. Les premiers sont

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moins nombreux et leurs communica^n^ plus faciles. Les ouvriers, au contraire, ne peuvent guèr^ s'entendre sans que Uurs ligues aient l'air d'une rë-> volte^ que l'autorité publique s'empresse toujours d'étouffer.

%^ Quand la demande d'ouvriers se trouve être au niveau de l'offre, le salaire courant est aussi de rmeau Ui^ec le s€Ucu^ nécessaire. C'est le cas des ^tions dont la richesse est stationnaine ^ c'est-à-dire de celles qui ne s'enrichissent ni ne s'appauvrissent pen*dant un certain espace de temps. Lors même que la richesse d'un pays serait très*grande, cependant s'il a été long<-temps dans un état stationnaire, il ne faut pa^ s'attendre à y trouver les salaires bien hauts. Les capitaux de ses habitans, qui sont les fonds destinés au payement des salaires de l'industrie, peuvent bieà' être d'une très-grande étendue; mais s'ils ont contir nué long-temp^ à être de la même étendue ou appror chant la même , alors le nombre des ouvriers pourra aisément répondre , ou même plu3 que répondre/ au nombre qu'on en demandera. On y éprouvera rarement une disette de biras, et les entrepreneurs ne seront pas obligés de mettre à l'enchère les uns sur les autres pour en avoir. Si dans qn tel pays le salaire courant venait jamais à monter au delà du salaire nécessaire, la concurrence des ouvriers et l'iptérêt des entrepreneurs l'y réduiraient bientôt.

Ija Chine paraît être dans une pareille situation. Quoique ce soit un des plus riches pays du monde 9 c'est-à-dire un des plus fertiles, des mieux cultivés., des plus industrieux et des plus peuplas, il parait

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