CHAPITRE IV
Des eCTeU de la baisse qui est probable pour les deux métaux.
Il est donc sage, il est donc nécessaire de prévoir la baisse de la valeur des deux naétaux précieux. Ils baisseront comme baisse le fer, comme baissent une multitude de produits industriels, tous ceux à l’égard desquels on n’est pas limité par l’étendue du champ de production, et qui laissent de la marge à l’esprit de progrès. La baisse doit s’appliquer à l’un comme à l’autre, et il est impossible de dire d’avance quel est celui sur lequel elle sera le plus marquée; on pourrait penser cependant que pour l’or, elle sera plus prochaine.
Quels seront les effets d’un pareil phénomène? Certes il déterminera des changements sociaux, politiques et industriels. Essayer de les décrire en détail serait allonger beaucoup cet essai sur la Monnaie, et le porter au delà de ses limites naturelles. Dans' un autre volume (I) je me suis appliqué à en donner une idée. Je crois pouvoir y renvoyer le lecteur plutôt que de répéter ici ce qui y a été dit. Les questions qui y ont été examinées sont les suivantes :
Du débouché offert aux métaux précieux par les peuples qui manquent présentement d’une suffisante proportion de métal dans leur instrument des échanges.
mières années de cette raine est contemporaine du règne de Philippe II, un des plus grands ennemis qu'ait jamais comptés la cause du progrès, et de ceux des derniers Valois, Henri H et ses fils, tous princes qui ont laissé de tristes souvenirs, et dont le mauvais gouvernement a entravé, au lieu de concourir à la développer, l'activité féconde des peuples.
{W De la baisse probable de l’or, des conséquences commerciales et sociales qu’elle peut avoir et des mesures qu’elle provoque. Paris, chez Capellc.
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De l’accroissement que la monnaie peut éprouver, du fait du développement des affaires et delà population.
Du luxe et de l’emploi qu’il peut offrir aux métaux précieux.
Distinction des revenus qui seraient atteints dans leur importance, c’est-à-dire dans le d^ré de bien-être qu’ils procurent, et de ceux qui ne le seraient pas. De la perle collective qu’il semble que ferait la société, par l’avilissement d’une de ses richesses, celle qui consiste en or et en argent.
Des souffrances et des difficultés qui semblent devoir accompagner le changement.
Du profit qui résulterait de la baisse, pour certaines catégories de personnes et pour la société. De l’économie que feraient les États dans le paiement des rentes qu’ils doivent.
En somme le changement profilerait à ceux qui vivent du travail présent ; il nuirait à ceux qui vivent sur les fruits d’un travail passé, soit celui de leurs pères, soit même le leur propre. A cet égard, il agirait de même que la plupart des évolutions qui s’accomplissent en vertu de la grande loi de la civilisation, à laquelle, communément, on assigne le grand nom de progrès.