‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 100 sur 568 · V. plus haut, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, n

3. Hit ter, La main-d’œuvre polonaise et l’agriculture française, Revue di' Economie politique, 1911.

4. <jermain-Martin, Conférences sur l'évolution économique, 1910,

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218 PUEMIÈHE PARTIE. CHAPITRE V

jonruée.s de travail, inonotoiiie de.s oeeupatioiis et du genie de vie, taux de .salaire.s sensiblement inférieurs à ceux des travaux industriels, risques de perte rendus fréquents par les accidents des saisons ou par des fléaux naturels, tel le phylloxéra.

Les causes attractives consistent dans les espoirs de gain et de distractions que fait naître la perspective du séjour dans les villes : salaires plus élevés, emplois du coumuîrce et emplois publics, moins indépendants mais moins iiénibles comme occupations physiques que les travaux de la campagne et plus compatibles, iieut-il sembler au premier abord, avec une aiiparence de bien-être personnel et de luxe extérieur. C’est siutout sur le.s femmes que ces causes attractives paraissent exercer une influence puissante. Les jeunes filles <le la campagne, lorsqu’elle.s en trouvent l'occasion, iiréfèrent bien souvent se marier avec un employé de commerce ou un petit i onctiounaii-e qu’épouser un fermier ou un petit propriétaii'e rural. Elles pensent que la ville leiu' jiromet une existence plus douce, plus confortable, plu.< compatible aussi avec leui' instinct naturel de coquetterie. De leur côté, les jeunes gens de la classe rurale sont parfois attirés

la ville par la perspective de salairi's plus élevés et de gains moins aléatoires, ainsi que de distractions plus fréquentes et plus variées, dont la facilité moderne des communications et le .séjour à la ville pendant les années du service militaire leur ont permis d’avoir un avant-goût.

Il n’est guère facile de trouver des remèdes efficaces à cette attraction dangereuse des « villes tentaculaires ». Le seul remède viendra peut-être de l’expérience et des désillusions cruelles qui attendent un grand nombre de ces « déracinés ». Le spectacle de leur condition médiocre à la ville et de lem* dépendance, celui parfois de leur misère, tenant à l’instabilité des occupations et à la cherté de la vie pourra être, dans bien des cas, un exemple de nature à inspirer aux jeunes générations rurales le sentiment si dé.sirable du « retour à la terre ».

I A I IMITATION OE LA PROOLT.TION 2 Itf

LA QUESTION DES CRISES (i

242. O «(u’il faut eiitemlre par « crise éeonoiniqii-? ». — Nous avons vu - que, sous un régime de concurrence, la production trouve dans les indications résultant des mouvements des prix un régulateur qui lui permet de s’adapter aux besoins de la consommation. Cette fonction régulatrice est toutefois assez imparfaite; d’une part, les écarts des cours peuvent être, dans une certaine mesure, faussés par l’effet de la spéculation; d’autre part, les indications des prix ne peuvent exercer d’influence sur la production que pour l’avenir, et encore dans une mesure plus ou moin.s restreinte, à raison de l’insuffisante mobilité du capital et du travail.

De là résulte qu’à un moment quelconque, par l’effet même de la concentration qui, sous un régime de concurrence, tend naturellement à s’accentuer, il existe dans les diverses natures d’industries un certain nombre d’entreprises dont la production ilépasse les besoins. D’autres fois, et particulièrement dans la production agricole, il y aura déficit atteignant, dans telle ou telle région, un nombre plus ou moins important d’exploitation.s. Dans l’un et rautre cas, l’équilibre de la production et des besoins de la consommation va se trouver rompu. Lorsque cette rupture d’équilibre, au lieu de se manifester seulement pour un petit nombre d’entreprises, revêtira un caractère plus extensif et atteindra, dans une branche particulière de la production, la grande masse des producteurs, on dira qu’il y a « crise ».

243. Différentes sortes de crises : crises de surproduction ei crises déficitaires; crises industrielles et crises monétaires ou financières; crises spéciales et crises générales. — A raison de leurs cau.ses, les crises peuvent être de deux .sortes : il peut y avoir

1. Sur h\ t|UPstioH tics v. -higlar, De^t crises commerciales d de leur

retour périodique, 2^ édition, 1889; l.osciire, Des crises générales ef périodiques de surprodurlion, 2^ édition, 1910; Aftalion, Les crises périodiques de surprodiielion, 1913.

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