‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 101 sur 568 · V. pins liaul, n“^ IHI el suiv · texte numérisé non relu

V. pins liaul, n“^ IHI el suiv

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crise par insuffisance de la production, crise déficitaire. Il peut, à l’inverse, y avoir crise de surproduction, résultant de la surabondance des produits par rapport aux besoins.

T;a surproduction ou le déficit peut affecter les produits les plus divers et entraîner par rapport à ces produits des crises industrielles et commerciales. Mais si la rupture d’équilibre affecte une marchandise tout à fait spéciale, celle qui sert d’instrument des échanges, monnaie métallique ou monnaie de papier, la crise qui en résulte revêt un ensemble de caractères très particuliers; c’est une crise monétaire. Lorsque le phénomène de surabondance ou de resserrement se manireste par rapport aux autres instruments de la circulation, titres de crédit, effets de commerces valeurs mobilières, la crise prend le caractère de crise financière. Crises monétaires et crises tinancières, tout en se distinguant nettement des crises indu.strielles et commerciales, ont d’ailleurs avec ces dernières les rapports les plus étroits. Sans doute une crise financière peut se déclarer, (|ui ait pour cause non un phénomène caractérisé de surprocruction industrielle ou de déficit, mais simplement un excès de spéculation, rabus du crédit. Tl arrivera pourtant le plus souvent qu’une semblable crise aura une répercussion profonde sur l’ensemble de la jiro- (luction industrielle et de la circulation commerciale. Et inversement. une crise industrielle de quelque gravité se doublera fréquemment d’une crise financière plus ou moins prolongée.

Dans leurs effets, les crises peuvent avoir un caractère partiel et localisé, n’atteindre par exemple qu’une branche particulière de l’industrie manufacturière ou de la production agricole dans une région déterminée. Sous cette forme, elles sont très fréquentes et susceptibles d’affecter les natures de production les plus diA^erses. (”est ainsi que, au cours de la dernière période décennale qui a précédé la guerre, la vitûmlture du Midi de la France, a souffert gravement d’une crise de surproduction. D’autres fois, c’est une crise déficitaire, due aux circonstances naturelles ou politiques, qui atteint la production du blé, du café, dn vin. du coton ou d’autres marchandises dans un pays déterminé. \ côté de ces crises partielles et localisées, certaines crises revêtent un caractère général et périodique. Toutes les industries sont, en effet, plus ou moins solidaires et dépendantes les unes des autres. Lorsqu’un engorgement ou un déficit se manifeste d.ans une quelconque d’entre elles, les conséquences de cet état de choses .««e répercutent sur un nombre plus ou moins consi-

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