LA I. IMITATION OK IA PRODUCTION
<lérable d’autres natures de production', en particulier sur celles qui fournissent des matières premières à l’industrie atteinte et sur celles qui transportent ou emploient ses produits. Une crise, partielle dans son point de départ, tend donc naturellement à se généraliser dans ses effets. D’autre part, en ce qui concerne spécialement le phénomène delà surproduction, lorsqu’il en résulte une crise qui atteint une des branches les ])lus importantes de l’activité nationale, un .sentiment de malaise ])ÎU8 on moins généralisé se manifeste sur le marché commercial et financier, malrdse qui se traduit bientôt par une raréfaction des moyens de règlement S par un resserrement du crédit, car le crédit, ainsi que l’indique l’étymologie même de ce mot rC]>ose essentiellement .sur la confiance et disparaît plu>^ ou moins en même temps que celle-ci. En pareil cas, la crise industrielle ne tarde pas à s’aggraver d’une cri^e financière qui contribue à lui donner un caractère font à fait général.
’IW. LaraH ère périodique des crises yéiiérah'S de xurpi'otluclion. — I n économiste qui s’esf occupé siiécialement des crises. Clément Juglar \ a établi le caractère périodique, des crises générales de surproduction. Toute crise de cette nature est caractérisée par la .succession de trois états, de trois pltases différentes : d’abord une période de prospérité industrielle, jiendant laquelle les producteurs sont naturellement portés à accroître leur production. Ils dév'cloppent le volume de leurs entreprises, transforment leur outillage, recourent largement au crédit en présentant aux banques une grande quantité de papier de commerce®, provoquent l’émission d'un chiffre élevé de billets de bamiue, lancent sur le marché financier des titres de diver.ses natures, actions, obligations. En un mot, la spéculation intervient activement pour accroître la production. Celle-ci, bientôt, • ne connaît plus de limites et perd la notion exacte de la capacité du marché; ou plutôt, cédant à rentraînement que suscite la lutte industrielle, chacun des producteurs escompte le succès en cherchant à abaisser son jirix de revient d’une manière ex(‘ep-