‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 120 sur 568 · I. V. plus liant, IN et sniv · texte numérisé non relu

I. V. plus liant, IN et sniv

‘2. Diipoat-W liili*, L'ImlirUln eî V Elal, I8G5.

de fait ont préparé l'opinion aux entreprises industrielles de l’Etat er aux régies municipales.

Bien avant que ces multiples faits fussent venus fournir aux partisans des doctrines étatistes et interventionni.stes un puissant argument, le chef de l’Ecole libérale, Adam Smith lui-même, avait reconnu le droit pour l’Etat d’intervenir dans un certain nombre de cas : services imblics, mesures ins jiirées par l’intérêt de la défense nationale (les actes de navigation par exemple), fixation d'un maximum légal au taux de l'intérêt, représailles douanières, encouragements aux Compagnies de colonisation. Il avait posé à l’occasion des banques un principe sur lequel pourrait se fonder toute législation réglementaire. De tels règlements, faisait-il observer, peuvent sans doute être considérés comme constituant, dans une certaine mesure, une violation de la liberté naturelle, ôlais les manifestations de la liberté naturelle d’un petit nombre de personnes qui risquent de compromettre la sécurité de la société tout entière doivent être limitées et l’ont toujours été par les lois de tous les gouvernements, des plus libres comme des plus absolus. Bien plus, i^ reconnaissait à l'Etat le droit et même le devoir de constituer et de diriger les entreprises d’intérêt général que les individus pourraient ne pas se soucier de créer eux-mêmes, parce que le profit à en attendre serait pour eux inférieur à la dépense nécessaire b

283. Il faut, croyons-nous, aller plus loin encore et admettre, avec .'\lichel Chevalier le droit pour l’Etat d’intervenir, en tant que représentant de la solidarité nationale, toutes les fois

1. Atl. Smiilï, Recherc fies .v///* /c* canscs de la richesse des Hidittns. Ii\ n* I V chap. 1-X : « Dans le sysl»^ine de la Hberlé naliirelle, le '^onvnain iTa que trois devoirs à remplir; trois devoirs, à la vérité, d’mie liaule inqïortauee. mais clairs, simples et à la portée d’une iiitelligenee ordinaire. Le premier, c’est le devoir de défendre la société de toiil acte de violence ou irinvusion de la part des autres sociétés indépendantes. Le second, c’est devoir de protéger, aidant qu’il est possible, ctiaque mendjre tie la société contre l’injustice ou l’oppression de tout autre membre, ou bien le devoir d’établir une administration exacte de la justice. VA le troisième, c’est le devoir d’ériger et d’entretenir certains onvraares publics et certaines institutions que l’intérêt privé truii particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter'à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n’en rembourserail la dépense à un particulier on à (pielques particuliers, quoiqu’à l’égard d’une gi*aude société ce profit fasse beaucoup |tlus que rembourser les dépenses

*i. .Micliel L.hev^dier, (Jours </’ JJotnomie ptdilirjue.

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