‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 122 sur 568 · V. plus haut, no · texte numérisé non relu

V. plus haut, no

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à se désintéresser du trafic de certaines régions, peu susceptibles d’un rendement rémunérateur. L’Etat, représentant de la solidarité nationale, aura moins le souci exclu.sif du revenu. Au.x con.sidérations de productivité directe s’ajouteront pour lui d’autres considérations, celle notamment de la richesse générale à développer et celle de l’équilibre à maintenir entre les diverses parties du territoire national. Au cas même où il croirait, pour l’établissement d’un réseau de voies ferrées, devoir recourir au système de la concession, il pourra, s'il reste maître des tracés et de l’ordre d’exécution des travaux, grouper dans le même plan d’ensemble des lignes à rendements très divers et subordonner à l’acceptation des moins rémunératrices la concession des plus avantageuses. De la sorte, l’intérêt national sera sauvegardé plus comidètement qu’il ne l’eût été si l’Etat se fût borné à attendre les propositions de l’initiative in’ivée.

21Uî. Quant à la question de savoir si c’est l’Etat lui-même qui doit assumer la direction des travaux ayant pour objet la création de l’outillage public, ou s’il doit de préférence avoir recours,^ dans ce but, à une Compagnie concessionnaire, il convient d’établir certaines distinctions.

En ce qui concerne les routes et les canaux, dans les pays du moins où, comme en France, le législateur a posé le principe de la gratuité de leur usage, il ne saurait être question de recourir à la concession h II en est différemment des chemins de fer pour lesquels, à raison de l’importance du capital engagé, le maintien du péage s’impose comme une nécessité. En France, suivant les époques, les deux systèmes de la construction directe des voies ferrées par l’Etat, ou de la construction par Compagnie concessionnaire, ont été successivement pratiqués. Ils ont conservé l’un et l’autre des partisans et tous deux, en effet, peuvent se défendre par des considérations sérieuses.

287. Les raisons que l’on invoque en faveur de la construction des chemins de fer par des Compagnies concessionnaires sont principalement d’ordre technique et d’ordre financier. Ce mode de construction serait, dit-on, moins dispendieux parce que les Compagnies, poursuivant un but essentiellement intéressé, qui est la distribution de dividendes aux actionnaires, sont par cela même disposées à rechercher et à adopter toutes les combinaisons de nature à diminuer la dépense d’établisse-

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