‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 124 sur 568 · V. plus haut, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, n

3. Cauwès, Cours d' Economie politique, 3» édition, t, 1, n" 98 et suiv

industrielle, si même à certaines époques, notamment dans la période du Bas-Empire romain, et en France, après Colbert, son intervention s’est manifestée dans ce domaine sous la forme d’une réglementation assez tyrannique *, la tendance au développement des services publics paraît avoir un caractère beaucoup plus moderne. C’est seulement à notre époque, et sm’tout depuis un siècle, que l’on a vu l’Etat, en dehors même des services essentiels tendant à garantir la .sécurité intérieure et extérieure, prendre en main la gestion de nombreux services facultatifs, enseignement, beaux-arts, assistance, prévoyance, qui jusque-là paraissaient être principalement du ressort de l’initiative privée. C’est un fait également tout moderne que l’organisation liiérarchique et centralisée de ces services, confiés à de puissantes Administrations publiques dont l’action s’étend au pays tout entier

(^ue faut-il, en bien ou en mal, penser de ce phénomène? Il ne serait qu’un point de départ, s’il fallait en croire les écrivains socialistes et même les économistes partisans des doctrines étatistes. Toute différente est, en face du développement des services publies, l’attitude des économistes individualistes, et multiples sont les griefs qu’ils articiüent contre cette forme de l’intervention de l’Etat.

’290. On reproche tout d’abord aux Administrations publiques leur inertie, leur formalisme, leur tendance à la routine. Contenues par des règles plus ou moins strictes, que l’intérêt du public a d’ailleurs inspirées, fidèles à des traditions qui peu à peu sont devenues toutes-puissantes et contre lesquelles aucune initiative ne saurait prévaloir, elles demeurent, dit-on, incapables de tout changement et, par suite, de tout progrès La plupart du temps elles font payer très cher leurs services, car les fonctionnaires n’ont personnellement aucun intérêt à en diminuer le prix. Et l’on cite différents abus que la pratique budgétaire a révélés : crédits dont les Administrations publiques continuent à solliciter le renouvellement, alors qu’ils n’avaient été octroyés qu’à titre exceptionnel ou du moins temporaire, dépenses multipliées systématiquement à certaines époques pour épuLser les crédits ouverts, de crainte d’en voir réduire le chiffre, etc.

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