‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 126 sur 568 · V. plus haut · texte numérisé non relu

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3. V. Dugarçon, La question du revenu net actuel des buis el forcis, dansla Rerue iV Economie politique, 1912,

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PRKMIRRK PARTIR. — CHAiMTRK VI

La constitution au profit de l’Etat d'un domaine forestier présente en outre l’avantage d’assurer la conservation des forêts, en les protégeant contre le tléfrichement dont elles risqueraient d’être trop souvent l’objet de la part des particuliers proxiriétaires. Or c'est là un avantage de ijremier ordre, non seulement au iioint de vue de la défense militaire du i^ays, mais au point de vue de la production agricole, les forêts ayant sur les conditions climatériques et sur le régime des cours d'eau une influence régulatrice

monopoles fiscaux. — Les critiques qui leur sont adressées tiennent à leiu’ caractère même de monopoles. Ils entraînent, dit-on, la cherté des lu’oduits. Formulé en ces termes absolus, le reproche n’est d’ailleur.s jias toujoiu's fondé. Nous avons vu que dans certains cas la concurrence n’était pas le bon marché; à l’inverse, le monoijole lient n’être pas nécessairement la cherté. Sans doute la volonté du monopoleur est prépondérante dans la fixation du prix: ses exigences seront cependant contenues, la plupart du temps, par la crainte de voir diminuer la demande du produit ^

On reproche encore aux monopoles fiscaux d’être moins favorables au progrès industriel qu’un régime de production libre. L’Etat, qui pratique un semblable monopole, aiu’a, diton, moins que l’initiative privée le souci de satisfaire les goûts variés du public: il se préoccupera moins des perfectionnements qui pourraient abaisser le prix de revient ou améliorer la qualité du produit. Il lui manque en effet le stimulant de la concurrence. Rationnellement, ce gi’ief articulé contre les monopoles fiscaux parait contenir une part de vérité. L’expérience a cependant démontré, en ce qui concerne notamment le plus important des monopoles fiscaux pratiqués en France, celui du tabac, que la production en régie par l’Etat peut n’être pas inférieiu’e à l'industrie libre qui fonctionne dans d’autres pays. Quelle que puisse être, au sui’plus, la portée des griefs d’ordre économique dont les monopoles fiscaux sont l’objet, une raison d’ordre financier suffit à les justifier : c’est l’importance considérable des ressoiu'ces qu’ils foiuTiissent à l’Etat et que celui-

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