V. plus loin, n
se trouvant maintenue grâce aux débouchés nouveaux qui lui
sont offerts.
Il faut tenir compte également de la rapidité de la circulation monétaire. Sur un marché on se multiplient les échanges, la quantité de monnaie nécessaire pourra être relativement moins considérable, car la même pièce circulant de main en main permettra de régler un plus grand nombre de transactions. Ainsi, l’activité plus grande de la circulation équivaut, en fait à une augmentation des moyens de règlement.
Des observations qui précèdent, il semble que l’on soit amené à conclure que la valeur de la monnaie dépend, comme celle de tout autre produit, de son utilité d’une part, et, d’autre part, de sa difficulté d’acquisition^, ou, ce qui re\ient au même, du rapport existant entre l’étendue des besoins de règlement et les moyens de toute nature qui répondent à ces besoins.
328. Dans quelle mesure les variations des prix ont pour cause un ehanjienient de valeur de la monnaie. — Il est un cas où, sans crainte d’erreur, les variations des prix peuvent être attribuées à des changements survenus dans la valeur de la monnaie elle- même, c’est le cas où ces variations se produisent dans le même sens à la fois pour toutes les marchandises, soit qu’ü y ait hausse générale ou baisse générale des prix \ On ne saurait chercher l’explication d’un semblable phénomène dans un changement simultané des valeurs de toutes les marchandises. Il est impossible que toutes les marchandises haussent à la fois ou baissent à la fois de valeur, cela serait contradictoire avec la notion même de valeur. Si en effet le pouvoir d’ac- . quisition qu’une marchandise possède par rapport à une autre vient h augmenter, le pouvoir d’acquisition que possède celle-ci par rapport à la première diminuera nécessairement. Les valeurs de deux objets sont entre elles comme les deux plateaux d’une balance, dont l’un ne peut s’élever sans que. l’autre s’abaisse. Il ne saurait donc y avoir hausse générale ou baisse générale des valeurs.