I.A MONNAIE
à la production, en amenant la hausse des taux de prolit (*t de salaire. Sans compter que, dans le cas où la hausse des prix tient à rabondance plus grande du numéraire, il en résidiez au moins temporairement, pour le jtays où ce pliénomene se produit, l’avantage d’un yjouvoir d’achat exceptionnel par raj)port aux autres Etats. Si, grâce à ce pouvoir d'achat, il sait se ymicurer un outillage et des matières premières, et créer une industrie nationale active, il conservera sa prospérité même après que son excédent monétaire aura disparu, parce que les nouvelles sources de richesse subsisteront. C’est au dévelopi)cment de son stock monétaire que l’Espagne, après la découverte du Nouveau-Monde, a dû de connaître une période d’incomparable jjrospérité. Cette période fut, il est vrai, suivie d’une décadence complète, parce que les Espagnols, confiants dans leur supériorité monétaire, négligèrent d’en tirer parti pour dév(do]>per les sources de leur production nationale et étendre ses débouchés.
Observons enfin que, si ])ar le jeii des échanges internationaux, l’accroissement qui vient à se prodiiire dans le stock monétaire antérieurement existant finit par se répartir entre tous les Etats, l’équilibre ainsi rétabli n’est ordinairement pas tel qu’il fasse disi)araître rapidement, ni complètement, la supériorité qu’un pays pouvait devoir, par rapport aux autres, à 1 importance et à la composition de. sa cireulation monétaire.
§ li