‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 175 sur 568 · V. plus loin, n · texte numérisé non relu

V. plus loin, n

.*1. \’. Georges Ripert, Traité de droit maritime, t. 1, n“® 92S et sui\ .

LE CREDIT

commerciales et à la réparation des avaries. Autrefois, il revêtait la forme d’un contrat d’origine très ancienne, le » prêt à la grosse aventure », qui pouvait être conclu soit par l’armateur avant le départ du navire, soit par le capitaine, au cours du voyage. Le prêteur n’avait droit au remboursement de ses avances que si le navire revenait sain et sauf. En retour de ce risque considérable, il pouvait prétendre à un taux d’intérêt très élevé, 15 à 20 %, quelquefois même 50 à 00 %. Le prêt à la grosse aventure constituait eu somme, sinon juridiquement, du moins en fait, une véritable association entre l’armateur et le prêteur. 11 est tombé en désuétude par suite de l’organisation de nouvelles formes de crédit. A l’exemple d’un grand nombre de législations étrangères, une loi du 10 décembre 1874 a institué en France l’hypothèque du navire. D’autre part, les grandes compagnies de navigation recourent, pour se procurer les capitaux nécessaires, au crédit personnel en émettant des obligations négociables eu liourse. Enfin, spécialement pour l’industrie de la pêche maritime, l’organisation du crédit peut, comme pour l’agriculture, emprunter le moyen de l’entreprise coopérative b

380. C’est encore de rassociation que paraît relever, pour sa réalisation, une autre variété de crédit, le crédit populaire. Il a pour objet de procurer aux ouvriers, aux artisans, aux boutiquiers, le petit capital nécessaire pour leur permettre de s’affranchir du salariat et de produire à leur jiropre compte. Le crédit populaire apparaît donc comme l’auxiüaire indispensable de la petite industrie dans sa lutte contre les progrès de la concentration Mais son développement se heurte à des difficultés particulières. Pour se procurer des capitaux, les petits producteurs peuvent difficilement avoir recours aux banques et utiliser les procédés ordinaires du crédit industriel ou commercial, pane qu’individuellement ils n’offrent pas une siirface suffisante et n’inspirent pas confiance. On ne consentira point, la plupart du temps, à leur prêter sous la forme de l’escompte et de l’ouverture de crédit, ou si on le fait, ce sera sans doute à des conditions fort onéreuses, le taux de l’iutérêt devant compenser le risque couru. Mais, pour éviter cet inconvénient, les artisans, les petibs comnuu'çants, les ouvriers même, peuvent

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