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V. [ilus luiul. n

4o<l DEUXIEME l’ARTIE. CHAPITRE III

remettra le montant, diminué d'une faible somme qui représente l’intérêt à courir du jour de l'opération à l’échéance. Cette retenue constitue le taux de rescompte. Le banquier prélève en outre, le plus jjénéralemeat, un léger droit de commission représentant le prix du service-rendu.

Grâce à l’escompte, un commerçant qui a consenti un crédit à son acheteur va pouvoir se procurer immédiatement les fonds qu’il aurait dû attendre plusieurs mois. De son côté, le banquier y trouve un placement avantageux et relativement sûr de ses capitaux, notamment de ses fonds de dépôt. L’échéance de l’effet escompté étant d’orv’. Inaire assez rapprochée, 90 ou 120 jours au maximum, la somme avancée ne lardera guère à faire retour à la banque. Comme le portefeuille de lettres de change et de billets à ordre que possède celle-ci s’échelonne sur cette (luré<* maxima, chaque jour amènera une rentrée de fonds qui, suivant les cas, pourront être employés à de nouvelles opérations d’avances, ou serviront à maintenir et à renforcer l’encaisse, en vue des remboursements éventuels à effectuer aux déposants. Si la l)anque, à un moment donné, craignait d’être insuffisamment ])Ourvue d’argent liquide, elle aurait d’ailleurs toujours la ressource de pré.senter son jiortefeuille d’effets au réescompte d’un autre établissement de crédit.

La possibilité du réescomjite tient à l’inégalité du taux de l’escompte suivant les circonstances et les établissements, l’n banquier local, qui travaille avec, sa fortune ])ropre ou avec des fonds d’emprunt, exigera par exemple .5 % d’escompte, mais consentira des avances sur un effet tiré à 120 jours et se contentera souvent de la signature du tireur, dont il connaît bien la situation personnelle. 8i, après avoir gardé en portefeuille l’effet escompté pendant un temps plus ou moins long, 00 jour.s par exemple, ce banquier a besoin de rentrer dans ses fonds, il le présentera au réescompte d’une autre banque, qui n’exigera peut-être que 4 %. Ce sera par exemple la succursale d’une grande société de crédit, employant à ses opérations des fonds de dépôt qui ne lui coûtent que 0,.50 % d’intérêt; même ei> abaissant de 1 % le taux de l’escompte par rapport à celui du premier bampiier, la marge de bénéfice restera suffisante. D’autre part, l’effet réescompté est mieux garanti que précédemment, puisqu’il porte une signature de plus, celle du banquier endosseur. L’échéance est plus rapprochée, ce qui diminue sensiblement l’indisponibilité des fonds emi)loyés. Toutes

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