I.E CREDIT loi
ces considérations se cumulent pour justifier un abaissement du taux i)rimitif de rescompte. La seconde banque poiu’ra ellemême, avant l’échéance, se trouver dans la nécessité de réaliser l’effet i)our faire face aux demandes de retrait des dépôts. Elle devra s’adresser à une troisième banque, (jui se contentera de d % peut-être, soit parce qu’elle effectue ses avances avec des billets qu’elle a reçu le droit d’émettre et qui ne lui coûtent rien, soit x>arce que l’etfet, portant, en 'outre des signatures antérieures, celle du second banquier, n’a plus que quelques jours à rester en portefeuille avant de pouvoir être présenté au i)aiement. Dans cette hyi)othèse de deux réesconqites successifs, le bénéfice de chacun des deux banquiers intermédiaire.'^ consistera sirnplementjdans l’écart entre le taux d’escomiite qu’il aura exigé et le taux de réescomjjte qui lui aura été consenti. L’opération de l’escomide n’est donc avantageuse en pareil cas (jue si, et dans la mesm-e où le taux du réescompte est inférieur au taux de l’escompte iirécédent.
iOÎ). Conditions de rescompte de la Hanqne de l 'rance. — Le rôle de cet établissement comme banque de réescompte. — C’est à la Banque de France i)rincipalement qu’appartient <lans notre pays le rôle de banque de réescompte. Aussi a-t-on jui dire qu’elle constitue « la Banque des banques «L Elle remplit ainsi une fonction régulatrice de l’activité économique nationale. 8i la comparaison de son encaisse et de son i>ortefeiiille commercial lîcut, à un moment donné, laisser pressentir une crise elle élèvera le taux de son e.scomiite, ce qui, en obligeant toutes les autres banques — ses clientes })our le réescompte, — à agir de même, et en créant la cherté du crédit, ralentira i>eu à peu la production. Si au contraire la situation paraît favorable, elle abaissera le taux de son escomiîte, ce qui amènera les autres banques, par la concurrence qu’elles se font entre elles, à abaisser le leur et, en créant le bon marché des ca])itaux, favorisera l’essor de raetivité industrielle.
A raison du x)rivilège exclusif conféré à la Banque de France l)our l’émission des l>illets de banque *, le législateur a cru devoir
i. Cours ft' licunomii' pitliiiqif.