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I blés sur une jilaee, il les expédie à son corresxiondanf étranger ! i>our que celui-ci en recouvre le montant. Son eomxile chez ce correspondant se trouvera par suite crédité d’une certaine valeur pour laquelle il pourra, au fur et à mesure des besoins sde change, tirer des traites et des chèques qu’il cédera aux |)eronnes avant des remises à effectuer ^
111. I.e cours du chaiu|c. — Le prix du paiiier de commerce jiayable sur ime place étrangère peut être affecté iiar diverses causes. L'opération de change se comiilique fréquemment d’une ox>ération d’escompte. Si la traite est payable à une échéance ])lus ou moins éloignée, sa valeur, au cas de négociation, subira une retenue dont le taux déiiendra de diverses circonstances, notamment du temxis pendant lequel l’effet doit rester en circulation. S’il s’agit d’une traite payable à vue, rinfluence de I l'escompte ne se fait plus sentir et le prix de l’effet sera fixé, d U moins en principe, d’après le rapi>ort de l’offre et de la deman- I de. Ou bien, les traites tirées sur une i>lace seront xilus abonl dantes qu'il n'est besoin iiour réxioudre aux demandes de remis»îs; dans ce cas, abstraction faite de l’action régulai ri(;e i)Ouvant résulter des opérations d’arbitrage, le prix de ces traites va tendre à s’abaisser au-dessous de la valeur nominale. Une traite d’une livre sterling sur Londres qui, au vaut en
notre monnaie 25 fr. 22 ne se vendra x>9<i‘ exemple que 25 fr. 18. Ou bien, au contraire, les traites sur Londres sont rares, et les débiteurs qui ont des remises à effectuer se les disputent; dans 1 ce cas, une traite d'une livre sterling pouira valoir 25 fr. 26. Ou bien, enfin, la quantité de traites sur Londres répond aux besoins de change et leur prix se fixera à la valeur nominale, 25 fr. 22. Le cours du change peut donc présenter trois états; il I jieut être au XJmr; au-dessus du pair, ou à prime: au-dessous I du pair, ou à perte.
I Aux termes de l’article 76 du Code de commerce, c’est aux I agents de change qu’il appartient, en France, d’effectuer pour
I le, comnte d’autrui les négociations des lettres de 'change et - I de tous papiers commereables. En fait, les agents de change ont abandonné la pratique du change aux banquiers et se bornent» sur les indications de ceux-ci, à inscrire chaque jour le cours