V. plus haut, 371 cl
2. V. Ansiaiix, Principes de la polilique régularisatrice des changes, 1910.
3. *V. les Llièses de M.M. Théry, Uappurh des changes avariés et des règlements exlérieursj et Ma.sson-Forestier, Les caisses de conversion en Argentine el au Brésil,
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circulation dépréciée. Dans le premier cas, rinfluence du change, se manifeste surtout en ce qui concerne les conditions du crédit et les mouvements des diverses natures de capitaux mobiliers. Dans la seconde hypothèse, le change agit sur le dévelopi>ement et l'orientation des échanges extérieurs et, par la balance du commerce, sur la balance des comptes elle-même.
417. Infliieiiee du eiiaiigo sur le.s conditions du crédit et sur les mouvements des capitaux mobiliers. — Lorsque le cours du change n’est pas affecté par une dépréciation de l’instrument monétaire, ses fluctuations sont déterminées par les mouvements de la balanc<^ des règlements extérieurs. 8’il devient défavorable, c’est que cette balance est elle-même défavorable, c’est-à-dire que le pays est envers l’étranger plus débiteur qu’il n'est créancier. Pour régler cet excédent de dettes, il faudra sans doute exporter une certaine quantité d’or, ou de succédanés de l’or, valeurs mobilières et coupons. Un change défavorable est donc jiour un pays l’indice d'une raréfaction prochaine de son numéraire international, raréfaction devant amenciT tout naturellement la cherté des capitaux, c’est-à-dire la hausse du taux de l'intérêt et de l’escompte, (’ette dernière mesure est d'ailleurs imposée aux établissements de crédit jiar la nécessité même de protéger leur encaisse. S’il faut de l’or pour payer les créanciers étrangers, c’est aux banques que s’adresseront les particuliers pour se le procurer. Les déposants viendront en plus grand nombre exiger leur remboursement; de plus nombreux effets de commerce se présenteront à l’escompte. .\verties de cette éventualité redoutable par la hausse du change, les banques élèveront le taux de leurs avances et particulièrement le taux de leur escompte. En créant ainsi la cherté du crédit, elles écarteront de leurs guichets un grand nombre de demandes et réduiront sensiblement les sortie.s d’or qui ont pour origine des opérations productives. Comme d’autre part les effets précédemment escomptés arriveront successivement à échéance, les réserves métalliques de la banque augmenteront et se maintiendront à un niveau suffisant pour lui permettre de faire face aux demandes de rembourse ment des déposants. Elle aurait, au surplus, la ressource, si les retraits de fonds se précipitaient, de présenter son portefeuille d’effets au réescompte de la banque d’émission ^