V. plus haut, II" 4'21 bis
U' ( RKOIT
cotnplétéo pur différiMrto.s dispositions législatives postérieures, avait favorisé la création en France de banques populaires à tyj.e coopératif, destinées s\ réaliser le crédit an petit et moyen eommeree et à la petite ou moyenne industrie. Aux termes de ces dis])ositions, b*s bampies po])ulaires sont autorisées à recevoir des dépôts, mais ne peuvent disposer de leurs tonds, sons forme d’escomptes ou d’avances directes, qu’au profit de commervanls, industriels, fabricants et sociétés commerciales (notamment sociétés de caution mutuelle) et pour des besoins exclusivement professionnels. Fdles jouissent d’immunités fiscales importantes, et l’Etat a mis a leur disposition,
- sous formes d avances gratuites, une partie des fonds qu'il reçoit lui-même gratuitement de la Banque de France b Sous reinjiire de cette législation nouvelle, une centaine de liamiues
po])alu.ircs sc sont déjà constituées.
(pliant aux Itanques agricoles, c'est également en Allemagne (|u'elles ont pris le plus de dévebqipement. Indépendamment des sociétés Scluiltze-nelitzscli, qui, dans une certaine mesure consentent du crédit à la propriété rurale, on rencontiv divers types d’associations coopératives de crédit agricole, dont le plus intéressant est dû à l’initiative du bourgmestre
Jiaitteisen.
Comme les sociétés Schultze-Dclitzsch, les caisses rurales Raitteisen ottrent à lem-s prêteurs la garantie de la responsabilité solidaire des associés. Elles se distinguent toutefois par un certain nombre de caractères originaux. D’une part, elles ne disposent guère que de fonds d’emprunt, leur capital propre' étant réduit an minimum. Elles sont par suite amenées a adnu ttre parmi leurs meml.res les grands i.ropriétaires, dont elle^s subissent plus ou moins le patronage, mais dont la réputation de solvabilité est pour elles un élément important de crédiE D’antre part, elles ne se préoccupent pas de réaliser des bénéfices et se contentent, le plus ordinairement, de couvrir leurs frais d'ailministration, d’ailleurs très minimes. Leurs adhérents n'en i-etirent pas moins de leur organisation un avantage considérable, celui d’obtenir à bon marché du crédit pour l’exploitation de leurs terres. Le taux d’intérêt exigé des emprunteurs se rapproche, en effet, autant que possible de celui que la caisse rurale est elle-même obligée de payer à ses prêteurs, l^es avan-