Ihtlhlin du Ministère du Travail, janvier
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étaient afïiliooK 1.201 caisses locales. Ces dernières ^ronjiaient *210.695 iidhérent.s; leur capital versé atteifrnait 1 .‘1.521.500 fr; elles avaient consenti, en 1912, des prêts pour 85.492.000 fr. De leur côté, les 9st cai-sse.s régionales avaient un (capital versé de 21.551.000 francs, dont 15 910.000 provenant des caisses locales. Leurs ressources totales, y compris les avances de l’Etat Cjui s’élevaient à 02.745.000 francs, constituaient un cliitTre de 91.59.3.000 francs. Avec ces fonds, elles avaient effectué des escomptes et renouvellements ])our 182.019.000 francs. En ce <|ui concerne plus particulièrement leurs rapports a vec les caisses locales, lo.s avances consenties celles-ci sous forme d’eseomjde d’effets n'présentant des prêts nouveaux s’élevaient à 84.091.000 francs, sans compter des avances directes pour fonds de roulement s’élevant à 1. 1.35.000 francs.
Indépendamment des caisses ré^donales et locales fondées par les syndicats agricoles, il existe (>n France, principalenumt dans le Midi, un certain nombre de caisses rurales, dites « Caiss('s Durand‘ », (jui, par leurs caractères se rajtprochent très sensiblement du type liajffei.sen. Ces caisses, qui sont à la fois banques agricoles et baïuiues po])ulaires, travaillent avec leurs tonds (le dépôts et ne p.irticipent ))as aux avaïuîes de l’Elat. Fvlles ont constitué entre elles une b*dération sp<H*iale.
ioL Xous devons encore mentionner, paiini les institutions de crédit (pii. en France, ont revêtu la forme coopérative, les sociétés de cr(*dit maritime mutuel Cne loi du 1 décembre 191.'» a i(^<rlementé leur fonctionnement et leurs opérations. Elles se divisent, comme les cai.s.ses rurales, en deux catéirories : socié. t('*s liicales et sociét(*s r(\frionales. Ii(‘s sociétés locaU's onf i>our mission d’escomjiter les effets souscrits par leurs uumilm^s en vue (l(‘s oiiérations (pii .se rapportent à l'industrie maritinn*. Fffl(‘s ont en outre la faculté de consentir aux sociétaires des prêts à long- terme, en Mie de la construction de bat(‘aux et de Facipiisition de matériel de pê^che Le montant de ces prêts peut, dans c(‘rtains cas, s’édever à 10.000 francs. Ils sont gaiantis par diver.ses assurances et par l’hypothèque maritime consentie sur le bat(*au de pêche au jirofit de la société.
1. Louis Uuraiid. Lri cai.ssr riirnlf, la caissr mirrièrc, principes, méthodes et résultats.
2. V. Henû Théry, l.e crédit maritime mutuel, dans V Economiste européen, .déc('inbre 1913.
LE CREDIT
Les cais.ses ré'aionales sont les banquiers des cais.ses locales; elles ont pour mission d’escompter les effets déjà endossés par eelles-ci, et de leur procurer ainsi la troisième signature qui permettra de les présenter au rée, «compte de la Banque de France. Elles reçoivent de l’Etat des avances gratuites dont le chiffre est proportionné à l’importance de leur capital, et mettent ces fonds à la dis])osition des caisses locales qui voudraient consentir des prêts à long terme à leurs sociétaires. Elles ont éiralement reçu le droit de souscrire de.s prêts aux sociétés coopératives maritimes, en vue de l'achat des aiipâts destinés à la liêcho.
Toute cette organisation, cahiuée sur celle du crédit agricole coojiératif, a pour objet et aura sans doute, à la longue, pour résultat de gf'méraliser la pratique du crédit mai’itime à la production.