Claïuiio-.laimet, L'école de Le Lluy, ls
2. V. Léon Bourgeois, La solidarilé, 1S97; (;ide el Hisl, Jlishdre des doc-
iri nés économiques, \9(}9; Bouglè, Le solidarisme. 190s. ü
00 CHAI’ITRE PRÉLIMINAIRE
attendant que l’éducation des masses ait été suflisaniinent faite à ce point de vue et que chacun, saisissant les liens d’interdépendance qui l’unissent à ses semblables, soit disposé à s’imposer au profit des autres les sacrifices nécessaires, il n’est pas mauvais que l’Etat, sous la forme notamment des lois de prévoyance et d’assistance sociales, vulgarise parmi les hommes le principe de solidarité. Il rempht ainsi une mission éducative nécessaire. L’école solidariste se rapproche encore du socialisme en ce qu’elle a très peu de goût pour le régime de libre concurrence où chacun, devant penser à soi-même, est insuffisamment porté à penser aux autres. Elle voit avec peu de faveur certaines institutions de l’ordre économique actuel, et l’association coopérative lui paraît un utile instrument pour faire pénétrer dans l’organisation sociale un peu plus de justice, en généraUsant l’accès de la propriété privée .