‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 259 sur 568 · Colson, Slalistiqne d‘s inmsports · texte numérisé non relu

Colson, Slalistiqne d‘s inmsports

■•2. V Fraissingda, l.e problème de la marine marchande, 1909.

pEunHAU, T. H, 2* éd.

extrêmement vive; sans compter qiie les ligues régulières de navigation se voient disputer le fret avec acharnement par le» « tramps » qui, n’étant pas tenus des mêmes obligations au point de vue des dates et des délais, peuvent charger partout où ils trouvent et se contenter d’un prix de transport moins élevé. Pour ces multiples causes, les frets maritimes sont essentiellement instables et varient fréquemment. Il n’est pas douteux néanmoins qu’ils avaient, depuis le milieu du xix® siècle, subi une baisse considérable, qui, pour certaines marchandises et pour certains parcours, ne paraît pas avoir été inférieure aux 4/5 des anciens taux. En 1875, le fret était évalué pour le» marchandises, à 1 centime par tonne kilométrique. Il était, en 1907 suivant M. Colson^, de quelques millimes seulement pour les parcours de 5.000 à 10.000 kilomètres, et tombait même à des fractions de milliine pour les transports effectué» par voiliers et supérieurs à 20.000 kilomètres. Il était résulté, de cet abaissement des frets une redoutable crise, qui avait provoqué le désarmement d’un certain nombre de navires. Au cours de la guerre de 1914, l’aggravation des risques maritimes et la réduction du tonnage marchand qui en fut le résultat ont entraîné une hausse très sensible et très rapide du taux des frets. Mais déjà la reconstitution du matériel naval et son développement dans certains Etats extra-européens tendent à faire renaître, pour le trafic maritime, une concurrence aussi âpre que par le passé. .

475. (>o Relativement au développement du trafic. — La circulation sur routes a subi un temps d’arrêt au cours du XIX® siècle, du fait de la concurrence des chemins de fer. Le nombre moyen des « colliers »®, qui était par jour, sur le» routes nationales, de 244 en 1851, tombe à 206 en 1876. Il se relève ensuite et atteint 240 en 1894, puis 251 en 190.3. A cette dernière date, la statistique n’enregistrait encore, pour la circulation automobile que 13.000 voitures ayant une puissance de 77.000 chevaux-vapeur; le nombre des voitures automobiles s’élève, en 1914, à 108.000, avec une puissance de 1.346.000 cheveux-vapeur. La circulation totale des marchandises sur

1. V. Golson, Cours d' Economie politique, 1907, livre VI, p. 183.

2. On désigne sous le nom de « collier », dans les enquêtes entreprises par JWdministration des Ponts et Chaussées, tout animal de trait attelé à une voiture.

CES TRANSPORTS

les routes nationales représentait, en 1903, plus de 1.500 millions de tonnes kilométriques.

Sur les rivières et canaux, le trafic est resté longtemps stationnaire, oscillant entre 1 milliard 12 et 2 milliards de tonne» kilométriques, dans les premières décades qui suivent 1850. Il atteint 3 milliards de tonnes en 1887, puis 4 milliards en 1896 5 en 1905, et 6 milliards eu 1913. En Allemagne, la progression est encore plus rapide, passant de 3 milliards de tonnes kilo- , niétriques en 1875 à plus de 11 milliards en 1900^.

(Vest surtout en ce qui concerne les transports par chemins de fer et la navigation maritime que les résultats de l’évolution paraissent remanpialiles. En France, pour les chemins de fer d’intérêt général, le trafic s’élève, en chiffres ronds, de 38 raillions de tonnes kilométriques, en 1841, à 100 millions en 1845, à

I milliard en 1854, 5 milliards en 1865, 10 milliards en 1880, 5 milliards en 1865, 10 milliards en 1880, 15 milliards en 1900, 20 milliards en 1908 et près de 26 milliards de tonnes en 1913.

II convient encore d’y ajouter, pour les chemins de fer d’intérêt local, plus de 200 millions de tonnes kilométriques à cette dernière date. Quant aux transports de personnes, le trafic passe, de 113 millions de voyageurs kilométriques sur les lignes d’intérêt général, en 1841, à 1 milliard en 1853, à 5 milliards en 1876, 10 milliards eu 1893 et plus de 19 milliards en 1913, les transports sur les lignes d’intérêt local représentant en outre 475 millions de voyageurs kilométriques. Bans d’autres pays, le trafic par voies ferrées atteint des chiffres plus considérables encore : en Allemagne, pour 1910, 50 milliards de tonnes kilométriques et 35 milliards de voyageurs kilométriques aux Etats-Unis, à la même date, plus de 370 milliards de tonnes kilométriques et plus de 50 milliards de voyageurs kilométri(pies

Dans la navigation maritime®, deux indices permettent de déterminer la progression du trafic. Ce sont, d une part, le tonnage des navires qui entrent dans les ports; d’autre part, le mouvement total des marchandises transportées. En France, le tonnage total à l’entrée dans les ports qui, en 1875, était pour la navigation au long cours (à l’exclusion du cabotage).

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