CHAPITRE IV
de leur concession, chacune des autres compafînies pourra, dans le délai de trois mois après la disparition de la deuxième compagnie, demander et obtenir son rachat. La comiiagnie qui usera de cette faculté renoncera au remboursement des dépenses faites pour lignes nouvelles et pour travaux comiilémentaires stipulé par les conventions de 1883.
î8 i. Ce droit n’est cependant pas resté lettre morte b 11 en a été fait usage une première fois, en 1848, iiour la ligne do Paris à Lyon, puis, à partir de 1878 et dans les années qui suivirent, pour la constitution de ran<îien ré.seau do l’Etat, enfin, en 1908, pour le réseau de l’Ouest. Cette dernière expérience, portant sur environ 0.000 kilomètres de voies ferrées, a été de beaucoup la plus importante. Elle ne semble pas, jusqu’ici du moins, avoir donné des résultats bien satisfaisants. Entre les mains de l’Etat, l’ancien réseau de l'Ouest a vu son produit net, qui était, en 1908, de 09.080.000 francs, tomber en 1912 à 27.731.000 fr., et son •coefficient d’exploitation ^ s’élever de 08 à 89 Cet état de choses doit être attribué à raugmcntation considérable des dépenses nécessitées, non seulement par les besoins de l’exploitation, mais par le relèvement des salaires des employés et par l’application de diverses lois sociales. C’est ainsi que, pour les dépenses de personnel, dont le chiffre était, en 1908, de 79.805.000 francs, les prévi.sions relatives à 1914 s’élevaient à 130.422.000 francs, soit une majoration de 50 millions 1/2, représentant 74 % de l’élévation totale des charges sur le ré.seau racheté, entre les deux dates®. Si l’on ajoute aux dépenses d’exploitation et de personnel celles qui ont été entrainées par des acquisitions de matériel et par des travaux de construction et d’amélioration des voies, il apparaît que le déficit financier du réseau de l’Ouest (obtenu par la comparaison du produit net et des charges financières nettes), s'élève de 24.451.000 francs, en 1908, à 70.780.000 en 1912*. De semblables résultats fourniront sans doute aux adversaires de l’ex-