‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 274 sur 568 · TT · texte numérisé non relu

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eaux en été, gelées en hiver, chômages néeessités par les ré])arations, pertes de temps occasionnées par le passage aux écluses et reneombrement des bassins. L’action de ces facteurs est telle, qu’entre la région du Xord de la France et Paris, une péniche affectée au transport de la houille ne pourim effectuer / annuellement plus de 4 ou 5 voyages b

Quant à l’avantage attribué à la navigation intérieure au point de vue du prix de transport, il est, dit-on, beaucoup plus apparent que réel. La plupart du temps, en effet, le parcours à accomplir sera sensiblement plus long par voie d’eau que jiar voie ferrée, cette dernière pouvant aisément franchir les accidents de terrain que la voie navigable sera réduite à contourner. Cet allongement du parcours compense, pour l’établissement du prix total, la différence de prix kilométrique relevée en faveur de la navigation intérieure. Dans bien des cas, d’ailleurs, cette différence de prix kilométrique s’explique simplement par la suppres.sion de tout péage sur la voie navigable Si on veut comparer, au |)oint de vue du prix de transport, une voie ferrée et une voie d’eau établies dans des conditions tecliniques à peu près identiques, en faisant abstraction du péage pour l’une et pour l’autre, on constatera fréquemment que l’avantage revient au chemin de fer. Il n'en sera autrement que ])our un certain nombre de voies fluviales naturelles, iirésenlant des conditions particulièrement favorables de navigabilité,, ou exceptionnellement pour quelques canaux situés en pays plat et possédant des liiefs d'une très grande étendue. En dehors de ces hypothèses spéciales, le prix de transport par voie ferrée peut, le plus ordinairement, s’abaisser au taux du fret de la navigation intérieure, et quelquefois au-dessous. C’est donc à tort que l’Etat, usant de son droit d’homologation en matière de tarifs, empêche les Compagnies de chemins de fer d’abaisser leurs prix sur quelques points de leurs réseaux, et maintient artificiellement un écart entre les conditions des deux modes de transport. Il nuit ainsi aux expéditeurs eux-mêmes, que servirait mieux la libre concurrence, dût-elle amener l’abandon progressif de la voie d’eau, considérée comme inférieure. C’est également à tort, la plupart du temps, que l’Etat dépense dessommes considérables à la construction de canaux et à l’amé-

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