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V. plus loin, no* 527 et 53G

LES TRANSPORTS

tout un réseau de voies ferrées et de voies navigables, dont il constitue la tête de ligne. Son activité sera d’autant plus grande que ce réseau sera plus étendu, permettant de répandre dans des régions plus éloignées les marchandises amenées par les navires, et d’attirer de plus loin les produits destinés à 1 exportation. C’est par des considérations de cette nature (pie s’explique la prospérité croissante des ports maritimes établis sur le cours inférieur des grands fleuves, à quelque distance des côtes : Hambourg sur l’Elbe, Eouen sur la Heine, Anvers sur l’Escaut. Les progrès de ce dernier port sont en partie dus au magnificiue réseau fluvial, long de plus de 2.000 kilomètres, dont il est le point terminus.

Enfin, les ports maritimes n’ont pas seulement pour foiiction d’assurer le développement de l’activité économique intérieurt^ et du commerce interuational; ils servent aussi de traits d’union dans les rapports entre métropoles et colonies, et cette jiartie de leur rôle est loin d’être négligeable, particulièrement en ce qui concerne notre pays.

iî)7. Situation comparative des principaux ports français et étraiijjers. — Au point de vue du mouvement des na%dres à l’entrée, le premier rang, parmi les ports de commerce français, appartenait avant la gruerre à Marseille, avec un tonnage net supih’ieur à 9 millions 12 de tonneaux. Venaient ensuite:

Le Havre, avec 5 millions de tonneaux, Cherbourg, avec 4 millions, Bordeaux, avec 3 millions, Boulogne, Dunkerque et Kouen, avec 2 millions 1/2 environ, Cette, La Pallice, Nantes et Saint-Nazaire, avec un tonnage allant de 1 million à 1 million 1/2 de tonneaux de jauge nette. L’ordre de classement était tout différent lorsqu’il s’agissait non plus du tonnage des navires à l’entrée dans les ports, mais du poids des marchandises chargées et déchargées. Marseille conservait encore cependant la première place, avec 8 millions 1/2 de tonnes métriques. Rouen venait au second rang, avec 5 millions environ, suivi par Le Havre et Bordeaux (4 millions), puis par Dunkerque (3 millions 1/2), Nantes et Saint-Nazaire (de 1 million 1/2 à 2 millions). Cette et Caen (1 million de tonnes). Cherbourg n’arrivait ici qu’au seizième rang, l’activité commerciale de ce port tenant en partie à la concurrence que les grands paquebots étrangers viennent faire dans sa rade, pour le transport des voyageurs entre la France et New-York, aux navires de

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