I.E COMMERCE
INTERIEl R
doit donc être au courant des circonstances de temps et de lieu, et des faits de toute nature (|ui les modifient. Il doit connaître aussi bien (jiie possible les conditions de production et de commerce de la marchandise dont il s’occupe. Il doit savoir calculer les prix de transport entre les différentes places. Il doit être aux aguets dc^s événements ])olitiques ou économiques qui, dans chaque pays producteur et sur chaque marché, sont susceptibles d’influencer les cours. Ainsi comprise, la spéculation. bien loin d'être un jeu de hasard, apparaît comme une fonction économiiiue particulièrement délicate et difficile à bien remplir, à raison de l’étendue exceptionnelle des connaissanees qu’elle suppose et des risques ([u'elle fait courir. Et, corn" me les conditions qu'exigerait son fonctionnement normal ne sont lias toujours suffisamment remplies, comme, au lieu de rendrii les services qu’on serait en droit d'en attendre, elle devient quelquefois, trop souvent même, une source d'abus et une cause de ruines imméritées, la spéculation a rencontré de nombreux détracteurs et suscité beaucoup plus d’hostilité que le commerce lui-même.
Il existe cependant entre le commerce et la .spéculation un lien des plus étroits. On dit fréquemment que la spéculation est l’ânie du commerce; et cela est vrai, en ce sens qu’il n’est pas une seule opération commerciale, le mot commerce étant pris dans son sens le plus large*, qui ne suppose chez son auteur l'intention de fonder un profit sur l’écart entre les cours d'achat et (le vente d'une richesse ou d’un service. On ne saurait donc songer à supprimer la spéculation. Est-il possible, du moins de la contenir dans certaines limites, de la réglementer, d’éviter ses excès tout en lui laissant la liberté nécessaire pour qu’elle puisse remplir sa fonction normale ? Grave question sur laquelle, nous le verrons, il est malaisé de se prononcer nettement*. Mais avant de porter un jugement sur la spéculation, il convient de jiréciser les conditions de son fonctionnement, et d’étudier ses principales opérations.
.521. Les qramis luarcliés de spéculation ; Ituiirses de iiiar- 4.diaiidi.ses el hoiirse.s de valeurs. — Nous avons vu comment, a.u cour-s de l’évolution historique du commerce intérieur, se
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