V. plus loin, n
2. V. Gide, Cours d' Economie polilique, 4® édilion. t, II. p. 77
134 PKl’XiÈMF. VARTIF. CHAPITRE VI
Malheureusement, et quelle <jue puisse être en théorie la portée des considérations qui précèdent, il semble résulter de f l’examen des faits que les primes à la production n’ont jamais
donné des résultats bien satisfaisants. En France notamment elles ont toujours été impuissantes à sauver du déclin les branches de la production nationale (pii en ont bénéficié. IVut-être d’ailleurs (*ela tient-il, en partie, à ce qu’elles n’ont pas toujours été dispensées assez laroement, à raison de la charge fort lourde qu’elles font peser sur les finances publiques. A ce point de vue, les droits de douane constituent certainement un mode de proi tection beaucoifp plus efficace, car s’ils retombent en partie
sur les consommateurs nationaux sous la forme d’un renchérissement des produits, leur poids est cependant, pour une large part, supjiorté par les producteurs étrangers qui les paient S et par suite l'intérêt fiscal de l’Etat lui-même l’incite j à les maintenir à un taux suffisamment élevé.
ôlîT. 2'> Mesures relaJives à l’exporlation. — Certaines ont pour but de la développ(U’ : telles les subventions, ou i)rimes,
; accordées à la production nationale pour lui faciliter l’accès
des marchés extérieurs. On leur donne le nom de « primes à ^ r l’exportation », afin de les distinguer des « primes à la produc- ■.«Vi due nous venons d’étudier. Colbert y avait déjà eu re-
cours, en faveur des draps du Languedoc à destination du Levante .Vu xix^ siècle, elles furent également employées dans 4? un certain nombre d’Etats au profit de l’industrie sucrière, et
^ K particulièrement en vue de la con(|uête du marché anglais. La
] \ ■ Convention de Bruxcdles, en 1902. décida leur suppression =*. Les ' primes à l’exportation ne subsistent plus aujourd’hui, dans
notre législation douanière, qu’au profit de la grande pêche maritime, et encore ont-elles dans ce cas une importance assez limitée.
.V côté des primes, comme autres mesures ayant pour objet de favoriser l’exportation, il faut signaler divers procédés indirects, tels les tarifs différentiels de transport * qui, dans certains pays, consentent aux marchandises à destination de l’étranger, des conditions plus avantageuses qu’aux marchandises similaires destinées à la consommation nationale.