‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 390 sur 568 · plus loin, n“« 785 ol suiv · texte numérisé non relu

plus loin, n“« 785 ol suiv

a. V. Depuicliaull, La fraude .successorale par le procédé du compte- joint, avpc une préfaoo iln M. Paul Lcroy-Boauliou.

ïiaitL.

totale de la France. Edmond Tliéry est ainsi arrivé, pour les deux années 1892 et 1908, aux évaluations suivantes, en chiffres ronds ^ : 243 milliards de francs en 1892 et 287 milliards 300 millions en 1908.

6 •SI. Les évaluations lu’oposée.s pour d’autres pays que la France ne doivent être acceptées (lu’avec une extrême réserve, non seulement parce <|ue la distinction de la fortune privée totale et de la fortune nationale ivest pas toujours nettement établie, mais à raison des difficultés plus grandes de contrôle que présentent pour nous les méthodes de calcul employées. En Allemagne - notamment, si on accepte comme vraisemblable le chiffre de 250 milliards de francs pour la période voisine de 1900, le chiffre de 350 milliards de marks, soit plus de 432 milliards de francs, indiqué pour 1909 par les financiers allemands eux-mêmes, parait un peu ('.xagéré. En Angleterre®, la fortune ]>rivée totale qui, d’a])rès les calculs de Sir Giften, se chiffrait, <‘U 1875, par plus de 212 milliards, et, en 1880, par 250 milliards, pouvait être évaluée avant la guerre à 400 milliards an moins. Aux Etats-Unis, d’après les statistiques otlicielles connues sous le nom de Census. la progression aurait été des plus rapides, le chiffre passant de 150 milliards en 1870, à 330 milliards en 1890 et 440 milliards en 1900. 11 atteignait,

en 1912. 939 milliards de francs *.

O'il Im. Toutes ces évaluations, tant celles concernant la fortune ])rivée totale de la France que la richesse nationale des autre? pays, ont cessé, du fait de la guerre de 1914, d être conformes à la réalité. >8i, par suit*^ des pertes subies, la richesse réelle de divers Etats, de la France et de la Belgique notammciiit, a pu se trouver sensiblement diminuée dans certains de ses éléments antérieurs, à l’inverse une de*’ con.séquences de la guerre aura été de faire entrer dans les patrimoines des particuliers, sous la forme de titres de rentes et de papier-monnaie, des valeurs nouvelles fort importante.®, qui doivent compter dans le calcul de la fortune privée totale®. D’autre part, l’évaluation

1. \'. F.dmoiul Tlit-ry, op. cil., p. 242. .M. Colson, pour les années 1898-1899, arrive par une inélliode d’évaliialion directe, au cldffre total de *239 ndlliards.

■2. V. Hlondcl, La richesse de l’ Mleinagne, dans la Ilevue. financière univcrsellc.

3. \ . Cauwès, Cours (réctuioniir polUifjtir, 3*^ édition, 1893, t. W , n® 1208.

4. y. dans VEconorniate européen^ du 8 octobre 1915, un article de M. Georges Bourgarel, sur la fortune des Etats-Unis.

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