‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 416 sur 568 · ST · texte numérisé non relu

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s’attiibuont aiitro clioso <ine ce qui leur revient léj>itinien;ent. Ayant, par leur travail, créé de l'utilité, ils s approprient non seulement cette utilité, mais la matière inême, qui n'est pas le produit de leur travail et qui, par suite, devrait être considérée comme ay)partenant à tous. Là est l'injustice que le propriétaire foncier, « qui n'a pas fait la terre ». suivant 1 observation de St. àlill, entend s’eu faire payer le service, sous forme de ferma.ee. Et Proudlion, après le conveutionuel Brissot, est amené à conclure : « La ])ropriété, c'est le vol ».

Cette critique doit conduire logiquement à la nationalisation du sol, c'est-à-dire à l'expro])riation des pro])riétaiies fonciers, avec ou sans indemnité. Cu économiste américain, Henri (îeorgeL dans un livre qui eut. au moment de son apparition, un très .grand retentissement, suggérait l'idée de laisser aux individus la possession du sol. en confisquant simplement par l’impôt la <' ])lus-value imméritée », c'est-à-dire les accroissements de ^aleur pouvant résulter pour les pro])iiétaires fonciers des circonstances extérieures, du progrès social, en dehors de tout travail par eux fourni. D'autres écrivains voudraient réserver à ri-B.at sur le sol un droit prééminent, en substituant à la propriété perpétuelle un système de concessions à longue durée. A l'expiration du temps convenu, 1)9 ans par exemple, le taux du fermage exigé du concessionnaire ]>ourrait être relevé à proportion de la plus-value r<*alisée par la terre pendant la i)ériode précédente. On arriverait ainsi, dit-on, à réserver à la collectivité les avantages l'ésultant exclusivement de la collaboration sociale, et à faire disi)araitre le caractère injuste et i>rivilégié (.|iie ])résente la pro])riété foncière, l ne semblable solution ]>ourrait être, ajoute t-on, aussi avantageuse que la pnqmété elle-même an point de vue de la bonne exploitation tin sol, par ce fait que la longue durée de la concession laisserait a 1 ex])loitant tout le temps nécessaire pour lui ])enuettie de recouvrer intégralement les avances (lu'il aurait pu consentir à la terre.

t;î)2. Nous avons, en recherchant le fondement rationnel de la ])ropriété, répondu ])ar avance a cette objection -. î^ans doute le travail ne peut créer que de 1 utilité, non de la matière; le droit de s’approprier la matière, objet du travail, n en résulte pas moins du droit de s'approprier l'utilité, résultat du travail, par cela seul que l'utilité s'incorpore dan.s la matière

1. V. »>l Henri George, Proj/rè.s- el pauvreté-, et plus loin, n° 7ol.

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