‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 417 sur 568 · plus haut, 11®* 083 el · texte numérisé non relu

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et qu'il est impossible de les séparer pour s'attribuer 1 une isolément de l’autre. Il en est ainsi pour la terre comme pour toute autre richesse. L'homme n’a pas créé la terre, d est vrai, mais il n'a pas davantafie créé l’argile, ni la houille, ni le minerai, ni le bois, qui, tirés des entrailles de la terre ou de sa surïace, constituent la matière des objets mobiliers sur lesquels porte la propriété. L'objection dirigée contre l’appropriation privée de la terre, du fait que celle-ci émane des agents naturels et non du travail, se retournerait, si elle pouvait être admise,

contre toute espèce de propriété.

Si ce n’est pas le travail de rhonune qui crée la matière, c est

du moins le travail de l’homme qui, en donnant à la matière de l'utilité, la fail passer au rang des richesses, et cela est encore aussi vrai de la terre que de tout autre objet de propriété. En dehors du travail de l’homme, appropriation, défrichement, culture, construction, la terre n'a pas plus de réalité économique que la houille avant qu'elle ait été extraite du sol, ou le bois avant qu'il ait été détaché de la surface. Le travail léptime donc la propriété foncière comme tonte autre propriété, car c est lui qui, en donnant à la terre de l'utilité, fait de cette prétendue richesse naturelle une richesse véritable, une richesse reelle.

La solution ne serait d’ailleurs pas différente, du point de vue de l’utilité sociale h Quel régime d'appropriation pourraiton songer, en effet, à substituer pour la terre au régime de la propriété privée ‘I (’elui-ci est incontestablement supérieur, non seulement aux formes primitives de l'appropriation collective, mais même aux formes modernes de la propriété domaniale ou des biens de mainmorte. En serait-il autrement par rapport au régime des concessions à longue durée? On peut en douter si l’on observe, que. <iuel que soit le terme fixé par l’acte de concession, il y aura toujours, aux approches de ce terme, une période plus ou moins longue pendant laqueUe le détenteur du sol aura intérêt, non seulement à ne plus lui consentir d avances dont il n’aurait pas la certitude de recouvrer intégralement la valeur, mais encore à l’épuiser à son profit. Même en admettant que, pour prévenir ce danger, l’Etat use du droit de renouveler un certain temps à l’avance la com-ession ou le bail, une semblable faculté sera d’un faible secours au cas oîi l’occupant n aurait pas l’intention de solliciter ce renouvellement. Sans comp-

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