V. t. I, p. 3Ô8, note
que l’on peut attendre d'une entrepiise est donc essentiellement variable suivant les circonstances. Si par exemple il s’agit d'nne entreprise depuis longtemps fondée, les capitaux personnels engagés par l’entrepreneur devront peut-être se contenter d un taiix de rémunération très inférieur au taux de l’intérêt courant parce qu’à raison même de leur nature S ces capitaux ne sauraient, sans grandes pertes, être dégagés de l’entreprise eu vue d’un autre emploi. Et pour son travail de direction, 1 entrepreneur, plutôt que de se résigner à chercher ailleurs une autre occupation lucrative, préférera sans doute se contenter d’un chiffre de rémunération inférieur à celui (pi’il eût pu obtenir en louant ses services. A l’inverse, s’il s’agit d’nne entreprise qui se fonde, le capital et le travail n’y seront attirés que par l’espoir, non seulement d’une rémnnération au moins égale au taux courant de l’intérêt et du salaire, mais d'une plus-value supplémentaire, d’un profit plus ou moins élevé. Sans cette espérance, il paraîtrait évidemment plus avantageux de chercher au capital et au travail des emplois exempts de risques, en les plaçant à forfait, moyennant un intérêt et un salaire dus en tout état de cause et déterminés d'avance dans leur montant -. C’est précisément pour une raison de cette nature (jiie l’on voit les petits producteurs, dans un certain nombre d industries, renoncer à leur situation autonome pour devenir des travailleurs à domciile, produisant moyennant salaii-e pour le compte
d’un patron®.
702. Le taux du profit n'est pas senlenient varialile; il manifeste, dans l’ensemble des entreprises, une tendance constante à décroître. C’est l'effet de la concurrence qui tend elle-même à ramener constamment le prix de vente des produits au nivea^ du coût de production, considéré comme prix normal On a même pu soutenir que, sous un régime économique où la concuiiem rence serait absolue, sans restriction aucune, le taux du piofit descendrait à zéro, ce qui revient à dire qu'en pareil cas la vente des produits couvrirait seulement leurs frais de production, en
11 ircn c^l aulrcmciit d’ailloiir'' dn capital et ihi Iraxail étran^eis^ niu- r.MUr(Mm>i.onr se pioniiv on payant un intérêt et nn salaire. Snivanl les cireonslances. I.nir mol.ililé est pins un moins p-ainle et leur taux de rémunération pins on moins élevé. \‘. t. 1, n““ 1 IS et 91. a. V. l. 1. n" 222.