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V, Ricardo, Principes d'économie piditiqne, chap

La REPARTITION DES REVÉNÜS

et générale dans son application, la loi du salaire naturel, véritable « loi d’airain », comme l’a appelée Lassalle L

Pour étalilir que le salaire courant ne saurait, d’une façon durable, s’écarter du taux régulateur constitué par le coût de la vie, on a parfois tiré argument de la loi de Malthus-. Le niveau de la poinilation tend constamment à déborder le niveau des subsistances. Si donc il jiouvait arriver que le salaire courant se maintînt quelque temps îni-dessus du salaire naturel, on verrait s’accroître rapidement le chiffre des naissances dans la population ouvrière. Le résultat serait bientôt une concurrence plus vive sur le marché du travail. Le salaii'e courant retomberait par suite au taux du salaire naturel, sinon au-dessous. Il ne iioiirrait toutefois rester, d'iine manière quelque peu prolongée, au-dessous du coût de la vie, parce qu’une telle situation ne tarderait pas à amener une diminution du nombre des ouvriers, soit par suite de la misère, soit par suite de l’émigration, CO qui, en restreignant la concurrence, contribuerait à relever le prix du travail. Ainsi, par l’effet de la loi de Malthus, le salaire naturel, déterminé connue nous l’avons indiqué plus haut, marquerait une position d’équilibre autour de laquelle oscillerait sans cesse le salaire courant.

733. La théorie du salaire naturel est aujourd’hui très discréditée®. Elle paraît, en effet, contredite par les faits. Le taux nominal du salaire s’est, depuis un siècle, élevé beaucoup plus rapidement que le coût de la vie. On ne saurait donc contester sérieusement que la situation matérielle des classes ouvrières s’est, au cours de cette période, très sensiblement améliorée. Lassalle lui-même apportait, il est vrai, un tempérament à sa doctrine. Il reconnaissait que, pour établir le coût de la vie devant servir de régulateur au salaire courant, il fallait tenir

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