V. t. 1, no 1U
LA REPARTITION DES REVENUS
Cillants, contient une part d’amortissement \ qui a pour effet d’eii relever le taux.
3® Si du côté du capitaliste, l’intérêt constitue la réparation du préjudice occasionné par la privation du capital, et la com- Xiensation du risque couru, du côté de l’einxirunteur ou du locataire, il se justifie comme rémunération de la xîroductivité du capital emjirunté ou loué. Le caxntalest xjroductif, avons-nous dit, en ce sens que son emploi augmente la x>roductivité du travail'^. Il semble naturel, par suite, que le propriétaire du ca- Xntal reçoive, comme intérêt, une xiartiede la valeur qui, sans ce capital, n'eût pas été xiroduite. Au cas même où il s'agit d’un capital simplement lucratif, axJXiartement destiné à l’habitation Xiersonnelle x^ar exemxile, ou x^arc d'agrément, la x)ossession du capital est, XJOurcelui qui l'obtienl, l'origine sinon d’un revenu, du moins d’une utilité. L'intérêt ax)X3araît comme la rémunération légitime de cette utilité xu'ocurée par le contrat de crédit. C’est encore ainsi que se justifie, du côté de l’einx^runteur, l’intérêt de l’argent. Le capital monétaire est, en effet, susceptible des emplois les plus divers, x>ar suite de sa fonction essentielle d’instrument des échanges. 11 constitue le « capital- valeur® », su8cex>tible de se transformer, x>ar l'échange, en toute esx>èce de « caxiital-nature », x>roductif ou lucratif. L’intérêt de l’argent représente la rémunération de la xiroductivité onde l'utilité assurée à l’emprunteur par le cax)ital- valeur, sous les diverses formes de caxiital-nature qu’il a pu revêtir.
7'îl. On a, récemment, x^roposé d’autres explications de l’intérêt. Il trouverait sa justification dans ce fait qu’il s'écoule une période de temps plus ou moins longue entre le moment où l’emprunteur entre en possession du capital et celui où il doit le restituer. Un caxiital x>résent, fait observer M. de Bôhm-Bawerk * est naturellement XJréféré à un capital futur de même quantité et qualité. D’oii cette conséquence que, XKUir se lU'ocurer la possession d’un capital présent, remprunteur devra XJromettre, non seulement de restituer la valeur de ce cax)ital, mais de XJayer une x^riine, (xui rex>résente xîrécisément la différence de valeur d’un bien présent à un bien futur de même espèce. Ke-