‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 488 sur 568 · V. plus haut, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, n

Eerreau, ï. Il, 2* éd.

' 402 TaOISiÈME PARTIE. — CHAPITRE IIÎ

vue par exemple de racquisitioii d'un outillage ou de la location d’un local, il prend généralement le nom de « commandite industrielle ». On en trouve un exemple dans la typographie parisienne, pour l’impression de divers journaux. La commandite ouvrière ne difiere guère de l’association coopérative de production, sinon en ce qu’elle produit pour un employeur qui lui paie un salaire collectif, au lieu de produire pour le public, en vue d’un profit aléatoire. Aussi lui donne-t-on parfois le nom suggestif de « coopération de main-d’œuvre ». On a maintes fois observé que les ouvriers, groupés en équipes, ont su s'imposer une discipline d’une t.elle rigueur, qu’ils l’eussent sans doute difficilement acceptée de la part d’un patron.

15011. La préparalioii a» eoiilral «le travail; la question de l’appreiitis.saqe. — 11 est un autre contrat qui, sans se confondre avec le contrat de travail, lui sert de préliminaire et peut même, si les parties l’ont prévu, se transformer au bout d’un certain temps, eu un véritable contrat de travail : c’est le contrat d'apprentissage. Il avait une grande importance sous l’ancien régime, l’apprentissage constituant la base et ayant pour mission d’assurer l’avenir des corps de métiers. Les statuts corporatifs le réglementaient avec soin b Ils l’entom’aieut de formalités protectrices et organisaient un contrôle effectif sur l’exécution des obligations qu’il imposait aux deux parties, uotammeut au maître. Celui-ci, en retour d’une rémunération que lui payaient les parents de l’apprenti, devait lui enseigner le métier. Pendant toute la durée du «îoutrat, l’apprenti vivait chez le maître, soumis à sa surveillance et à son autorité. L’apprentissage, à l’expiration de la duréiî fixée par les règlements corporatifs, était sanctionné par un examen professionnel subi devant les autorités du métier. Alors seulement l’apprenti

pouvait devenir compagnon et recevoir un salaire, ou travailler à son compte, en obtenant une charge de maître. Cette organisation stricte de l’apprentissage répondait à un besoin social. Mlle avait pour but d’assurer, par la formatiou d’artisans habiles et instruits, le maintien des traditions industrielles et la bonne fabrication des produits.

.Mais les conditions de la production se sont transformées. De nos jours, avec les progrès de la concentration et du machi-

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