V. plus haut, n
instant, la Révolution de 1848 légalisa leur existence et facilita leur développement. Mais après 1852 les poursuites recommencèrent et c’est seulement à la fin du second Empire, à la suite de l’envoi officiel de délégations ouvrières à l’Exposition universelle de Londres, en 1862, que la tolérance administrative admit, sur le modèle des chambres syndicales de patrons, la formation d’un certain nombre de chambres syndicales ouvrières. Celles-ci prirent généralement le nom de syndicats et constituèrent entre elles des fédérations. Il existait à Paris, en 1884, 237 chambres syndicales ouvrières grouxiant environ 50.000 membres; on en comptait près de 600 dans les départements K
Mais, pas plus d’ailleurs que les chambres syndicales patronales, les associations ouvrières n’avaient d’existence légale. Elles pouvaient être dissoutes administrativement; leurs membres restaient exposés à des poursuite/ au cas où le groupement seraH considéré comme ayant un but illicite. A la suite de la Commune de 1871, un certain nombre de syndiiiats, qui avaient des liens plus ou moins étroits avec l’Association internationale des travailleurs, fondée en 1864 iiar Karl Marx furent compris dans la proscription prononcée contre cette organisation révolutionnaire, et la constitution des groupements ouvriers subit do nouveau un temps d’arrêt. L’association x*rofessionnelle, sous toutes ses formes, devait enfin triompher en France avec la loi du 21 mars 1884, due à l’initiative de Waldeck-Eousseau, et modifiée sur un certain nombre de points par une autre loi, du 12 mars 1920.
844. Les syndicats prufessionnels, d’apres les lois des 21 mars 11MI4 et 12 mars 1921M. — Ces lois reconnaissent et réglementent, sous le nom de syndicats professionnels, les associations constituées entre gens de métiers. Peuvent faire partie d’un même syndicat les personnes exerçant la même profession, ou des professions similaires, ou des professions connexes. Le législateur a donc voulu qu’il existât entre tous les membres du même groupement professionnel un lien tenant, soit à la simiUtudo du but poursuivi, soit à l’analogie des procédés techniques mis en œuvre. La loi de 1884 vise, dans ses termes mômes, les professions se