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V. plus haut, n

LES RAPPORTS CONTR ACTrELS DU TR.WAIL ET DU CAPITAL 453

vail, la Confédération générale du travail, est maintes fois intervenue pour provoquer et soutenir des grèves dans les branches les plus importantes et les plus diverses de la production. La grève est, il est vrai, un fait licite, comme la coalition même dont elle est la sanction h Elle peut être pour les travailleur un moyenefficace®, bien que dangereux, de faire prévaloir des revendications raisonnables. Mais on a pu reprocher sans injustice aux groupements ouvriers d’oublier parfois le but économique assigné par le législateur à leur action et de susciter des conflits ayant pour objet^ moins la défense des intérêts professionnels de leurs membres que le bouleversement de l’ordre social et l’aiTêt de la production ®.

8.54. L’influence de rassociation professionnelle sur les rapports des employeurs et des salariés apparaît plus nettement encore dans certains pays, en Allemagne notamment, où les secours de grève accordés en 1913 par les seuls syndicats socialistes atteignent le chiffre de 20 millions de francs. En Angleterre également où, pendant fort longtemps on s'était habitué à vanter la sagesse et la prudence des trade-unions, un nouvel état d’esprit se manifeste, qui s’est traduit, au cours des dernières années avant la guerre, par une augmentation très sensible du nombre des grèves^. Les organisations ouvrières sont d'ailleurs parvenues dans ce pays à obtenir des pouvoirs publics la consécration de leurs tendances. En 1901, la Haute-Cour de justice de la Chambre des Lords avait, par un arrêt célèbre, posé le principe de la responsabilité civile des trade-unions jiour les dommages résultant des grèves qu’elles auraient suscitées. Tue loi de 1906 les a affranchies de cette responsabilité. Une autre loi, de 1903, les autorise sous certaines conditions à employer leurs ressources à des oiiérations de propagande politique. Il est à craindre que cette orientation nouvelle de l’activitésyndicale en Angleterre soit fort peu favorable au maintien de la paix sociale.

Il convient d’ajouter toutefois que toutes les associations ouvrières ne sont pas animées des mêmes tendances. En face des syndicats « rouges «, il s’est constitué sous divers noms, en An-

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