V. plus haut no
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gleterre, en AUemagiie, en France, aux Etats-Unis, des syndicats «jaunes qui j)Oursuivent raraélioration de la situation des classes ouvrières par des moyens pacifiques, et leur accession progressive à la propriété du capital. Mais 1 importance numérique de ces groupements et leur influence sur les conditions de la production sont restées, jusqu'ici, très inférieures à celles des groupements opposés.
85.^. On a pu encore reprocher aux syndicats ouvriers d’oublier parfois le principe de liberté auquel ils doivent naissance et de prétendre imposer leur autorité, non seulement aux employeurs, eu édictant par exemple 1 interdiction d un nouvel outillage ou la limitation du nombre des apprentis, mais encore aux non-syndiqués. Le grouj)ement professionnel aspirerait à devenir obligatoire, sinon légalement, du moins en fait, les nonsyndiqués ne pouvant, par suite de la mise à l’index prononcée par le syndicat, trouver du travail. Certaines trade-unions anglaises sont ainsi parvenues à rendre obligatoire l’adhésion au syndicat. Et, au cours de la guerre, la justice a dû intervenir pour réprimer, dans les usines anglaises où se fabriquent les munitions, une tentative de grève suscitée par des syndiqués en vue d’obtenir le congédiement de non-syndiqués. Rendre légalement obligatoire pour tous les salariés d’une entreprise, soit l’affiliation au syndicat qui groupe déjà la majorité d’entre eux, soit même simplement l’adhésion aux conditions de travail et de salaire fixées par ce syndicat, serait, a-t-on dit, le meilleur moyen d’assurer le développement de l’association ouvrière et l’efficacité de sou action. Mais ce serait aussi port.er atteinte à la liberté des individu.: et rétablir, sous une forme nouvelle, 1 exclusivisme de l’ancienu ‘ organisation corporative.
8.16. Fort heureusement, les associations ouvrières, en dehors de la grève et de la mise à l'index, ont eu recours, pour défendre les intérêts professionnels '< leurs membres, à des moyens plus conciliants.
C’est à leur action qu’il faut attribuer le développement des conventions collectives de travail ^ qui, intervenant la plupart du temps à la suite d’un conflit, ont xiour but d en prévenir le retour en réglant pour l’avenir les rapports du travail et du capital. La généralisation de semblables conventions suiipose essentiellement l’existence de groupements professionnels solide-