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V. plus haut, n®» 818 et

ment organisés. Il faut en effet que les ouvriers auxquels s’applique la convention collective soient assez nombreux pour que les conditions fixées deviennent la loi régissant le contrat de travail dans la profession et dans la région. Autrement, par l’effet de la concurrence sur le marché du travail, ces conditions ne pourraient longtemps se maintenir. Il f aut'd’autre part que l’autorité du syndicat sur ses adhérents soit assez effective pour garantir à l’employeur le respect de la convention. En Angleterre, c’est à des comités mixtes de salaires, comprenant un nombre égal de délégués de la trade-union ouvrière et de l’employeur, sous la présidence d’un tiers étranger à la jirofession qu’est laissé le plus généralement le soin de régler par voie de convention collective les conditions du contrat de travail dans les branches les plus importantes de la production, dans l’industrie houillère, notamment.

Les organisations oim-ières font encore usage, aux Etats-Unis notamment, d’une marque distinctive, ou « label », apposée sur les produits et destinée à certifier que ceux-ci ont été fabriqués conformément aux conditions contractuelles acceptées par le groupement syndical. C’est une invitation aux classes ouvrières qui constituent la masse des consommateurs, à manifester leurs sentiments de solidarité en achetant exclusivement les produits portant la marque syndicale. C’est aussi un moyen de propagande avantageux pour l’employeur, d’autant que le label, impliquant l’existence de bons rapports entre ses ouvriers et lui, est une garantie de loyale fabrication et de bonne qualité des produits. A l’inverse, les syndicats mettent parfois en interdit les articles fabriqués dans des conditions de travail et de salaires non conformes à leurs prétentions. Cette pratique, connue sous le nom de « boycottage », est assez répandue en ^Ulemagne et en Angleterre.

8.57. De leur côté, les organisations patronales rendent à leurs adhérents de multiples services. Elles se constituent les gardiens de l’intérêt professionnel et provoquent les mesures législatives nécessaires à sa protection. Elles défendent judiciairerement cet intérêt contre les actes de concurrence déloyale qui pourraient lui porter atteinte. Elles se jiréoccupent aussi, tout naturellement, de protéger leurs membres contre les dommages pouvant résiüter des coalitions ouvrières. Elles préviennent les gi’èves, ou en abrègent la durée, soit en organisant des lock-

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