V. Anatole Weber, Jnlroduclion à Vélade de la prévoyance
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la consommation
Entre ces deux institutions, il est facile de relever plus d’un point de contact. L’assurance, exigeant le paiement périodique de cotisations ou « primes », a nécessairement l’épargne pour point de départ. Et elle peut avoir d’un autre côté pour résultat comme l’épargne elle-même, la constitution d’un capital’. L assurance différé cependant de l’épargne à de multiples points de vue. Tout d’abord quant à leur objet: « L’une tend à acquérir, 1 autre a conserver » b L’objet de l’épargne est exclusivement la formation du capital; par l’assurance, au contraire, on se propose de parer aux conséquences de risques multiples qui au cours de la vie, menacent la personne ou la fortune : accidents maladies, vieillesse, invalidité, mort, incendie, vol, grêle, risque.s maritimes, etc. L’épargne est d’autre part un acte de prévovance individuelle; le mobile qui la détermine est l’intérêt personnel en dehors de toute considération altruiste. L’assurance aii contraire, a pour base l’association et s’inspire d’une pensée de sohdanté. C'est „„ acte de prévoyance collective, impliquant de la part d un nombre plus ou moins considérable de personnes un leger sacrifice dans l’intérêt commun. En additionnant le montant des primes payées par tous, on acquiert le moven
d indemniser ceux des assurés qui auront été victimes des risques prévus.
ailO. Lorsque les individus n’auront pu parvenir à réaliser épargné, ni recourir à l’assurance, comme dans les cas mêmes ou la prévoyance aura fait défaut sous sa forme la plus simple cdle de i économie dans la consommation, l’assistance est appelée a intervenir. Entre elle et la consommation, il existe un ranport cvident, rimligenee étant, dans bien des cas, la conséquence de consommations personnelles excessives. Le lien n’est pas moins étroit entre rassistance et l’économie ou l’épargne qui, impliquant l’une et l’autre une restriction volontaire de la consommation, constituent par cela même des moyens efficaces e prévenir la misère. Enfin celle-ci aura pour cause, dans bien des cas, la réalisation d’un des risques auxquels rassurance a pour objet de porter remède. Si l’assistance doit être considérée comme une obligation incombant aux pouvoirs publics la question se pose tout naturellement de savoir si le législateu’r ne peut pas faire de rassurance une obligation pour les individus.
Et ainsi apparaissent nettement les rapports qui existent entre les deux institutions.