‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 59 sur 568 · I. cl .l.-M · texte numérisé non relu

I. cl .l.-M

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que celui du revenu qu'ils peuvent piocurer par l écliange de leurs produits b II est cependant de toute néces.sîté que ces jirofessions subsistent à c(>té de celles qui. par leur nature, iiaraissent susceptibles de procurer à l’esprit de plus vives satisfactions.

Ol).servons au surplus que le développement de la division du travail, bien loin d’entraîner nécessairement l’abrutissement du travailleur, contribue au contraire dans bien des cas à relever le niveau intellectuel de la profession. Elle a eu effet pou^ conséquence naturelle de favoriser l’introduction de routillage mécanique. Par suite, les mouvements .simples, ceux dont l’exécution répétée aurait pour l’ouvrier un caractère particulièrement fastidieux, ne larderont ]>a.®, à raison même des progrès de la division du travail, à être confiés à des machines. Il en a été ain.'-i dans la fabrication des épingles, comme dans l’industrie liorlogi're. Le travail très spckûalisé tend à devenir un travail mécanique, plus relevé au point de vue intellectuel que le travail purement musculaire parce qu’il exige des connaissances ayant un certain caractèri* scieutifi(iue et une attention plus soutenue.

Les progrès de la division du travail contribuent encore, pour une autre raison, à élever le niveau intellectuel et moral des travailleurs-. En les groupant ]>ar gi-andcs masses dans les ateliers de la grande industrie, dans la manufacture, dans l usinè, elle facilite entre eux les échanges d’idées, elle leur donne plus com])lètement conscience de leurs intérêts collectifs, des liens de .solidarité qui les unissent. 11 suffit de comparer à ce point de vue l'ouvrier de l’industrie manufacturière et l’ouvrier d(\s champs. Le niveau intellectuel du premier est, la, plupart du teiniis. .sensiblement plus é'îevé qiu' celui du second et cette ditïéreuce tient, au moins iudlrectianent. à la différence même dans l’organisation des deux natures de travaux, c'est-à-dire à 1 imtgal développem^l de la division du travuiil.

lôfj. Peut-on dire, d'autre part, ([ue la division du travail nuit à la moralité, à la santé des tru' ailh'urs ? Ibi ce qui concerne la moralité, il ne semble pas que la manufacture (U l’usine, où la division du travail est très dévelopjaîe, soient inférieures aux ateliers de la petite industrie. Pour certaines natures de

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