‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 82 sur 568 · LA CONCENTRATION · texte numérisé non relu

LA CONCENTRATION

DE LA PRODUCTION

gnies de Chemins de fer. Ailleui’S, elle implique l’entente ou la fusion intervenue entre les entreprises concurrentes.

Les statistiques de la navigation maritime la révèlent également de manière non douteuse. De plus en plus le progrès de la navigation commerciale paraît lié au développement des dimensions et de la vitesse des navires b Certains d entre eux dépassent 250 mètres de longueur, jaugent de 25.000 à 30.000 tonneaux, ont une vitesse de 23 à 24 nœuds, soit environ 40 kilomètres à l'heure et coûtent parfois plus de 20 millions de francs b De 1880 à 1902, si le nombre des entreprises de navigation a presque doublé (5.103 au Ueu de 2.022), le tonnage moyen par entreprise s’élève dans les mêmes proportions (4.892 tonneaux au lieu de 2.572) et le nombre des Compagnies possédant plus de 100.000 tonneaux passe de 3 à 30, représentant 24,4 % du tonnage total, au lieu de 5,2 en 1880. Parmi les grandes Compagnies de navigation, il en était, avant la guerre, deux en France dont le tonnage brut dépassait 300.000 tonneaux. Deux autres, eu xingleterre, avaient une flotte représentant un tonnage supérieur à 400.000 tonneaux. En Allemagne, les 3, 4 du tonnage total appartenaient à huit Compagnies, dont deux possédaient ensemble un tonnage qui dépassait 1.700.000 tonneaux.

205. Concentration dans rindustrie minière b — Le même phénomène se manifeste dans les branches les plus importantes de l’industrie extractive. En ce qui concerne particulièrement l’industrie houillère, la concentration se traduit, en France, par l’augmentation du nombre des ouvriers (190.748 en 1909, contre 107.236 en 1880), augmentation corrélative à la diminution du nombre des mines exploitées (296 en 1909 contre .336 en 1880). Le nombre moyen des ouvriers par mine passe de 454 à 644 dans l’intervalle qui sépare 1880 et 1909. Cette concentration industrielle s’accompagne d'une formidable concentration financière. Certaines exploitations ont vu leur capital initial passer de 2 ou 3 millions à une centaine et même à plusieurs centaines de millions.

1. Basso, La vitesse f facteur économique dans rindustrie des transports marilirnes, thèse de doctorat, Paris, 1912.

2. P. de Bousiers, La concentration dans la navigation niarilime.

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