I.A TdMITATION DE EA PRODUCTION
pulation; elle est parfois la conséquence d’une situation éconninique défectueuse et le remède à une crise qui, pour une périod e plus ou moins longue, atteint la jiroduction d'un pays. Pour un certain nombre d’imlividus elle peut être également une satisfaction donnée à des goûts aventureux et un xuoyen d’améliorer phis rapidement ou plus sensiblement lexir ])o,sition mat* l'ielle que dans le pays d'origiiie.
En France, le mouvement d’émigiation n’a jamais été trc> «.ccentué. De 19.000 en 1857, le nombre des émigrants tombe à
5.000 ou 0.000 à partir de 1803, jusqu’en 1887. A cette époque, e.t pour (juelques années, le courant devient plus fort, avec un ina>ximum de 31.000 émigrants en 1889. l’uis on revient au «•hiffre moyen annuel de 5.000, ce qui. en 1908. représente, une proportion de 12 émigrants par 100.000 habitants. O’est la proportion la plus faible de toute l’Elurope.
D autres Etats ont connu, à diverses époque.s. une émigr:ilioii beaucou]) plus considérable ; l'Angleterre par exemple, ou elle atteint, en 1907. le chiffre de 205.000 individus, soit une proportion de 758 par 100.000 halxitants, la plus forte qui air été constatée jus(|u’ici dans ce pays. En Irlande, la proportion des émigrants a, v»‘r,s le milieu du xix^ siècle, dépassé 3.000 par-
1 00.000 habitants; elle e.st en 1907, de 1.404 (04.000 émigrants).
En Allemagne, le nombre des émigrants qui, en 1881, atteiui
221.000, soit 4.80 ])our 100.000 habitants, n'a cessé de décroîtri* depuis cette é-ixoque, pour- tomber à 20.000 en lî>08, soit 32 par
100.000 habitants. En Italie, l’émigration à destination des paj ' extraeuropé<Mis atteint son maximum en 1900, avec 512.000 émig-rantSj .soit 1.531 par 100.000 habitants. En 1908, le nombre dc-^ émigi’ants est «uicarre de 239.000 soit une proportion de 703 par
1 00.000 habitants, et ces chiffres ne représentent guère que la moitié de l’émigTOtion italienne totale, à destination de tous pay^
En Autriche id. en llongi'ie, l’émigration s’ost considérabh-- 1 lient tWvelopjah' depuis un petit nombre d'années. Elle s'élève, en 1907, à 177.000 individus pour l’Autriche et à 209.000 pour l.a Hongrie, soit une proportion par 100.000 habitants de 03>émigi’ants jiour le picmier de ces pays, et de 1 .017 pour le si'cond.
Hans l’ensemble, on évalue à environ 12 millions d'individus l’émigiation europiienne contrôlée, de 1820 à 1880 ' Depuis cette époque, et bien que dans certains pays, notamment en France et en Allemagne, un nilentissement sensible se soit opéré dans le
ï. Cours (P Hcitnomir puliiiqut\ (. |, p. ^sj.
PHEMIEHK l'ARTIE. CHAPITRE V
mouvement d'émigration, le nombre total de.s émigrants européens n"a fait que s'accroître. Il est eu moyenne, dans les dernières annéesavant la guerre, de 1.500.000 j)ar an. alors que dan.s la période voisine de 1890, il oscillait entre 700.000 et 900.000.
228. La statistique nous fait également connaître les pays qui inofitent de cet afflux de population étrangère. Ce sont, pour rémigration extraeuropéenne, principalement les Etats du continent américain et du continent australien.
.lus Etats-Unis, l’immigration qui, en 1825- ne dépassait pa.^
10.000 individus, atteint, eu 1882. le nombre de 789.000. Dan.s les années <[ui suivent, elle tombe à 22î).000, par suite de mesurt'.s législatives rigoureuses visant, certaines catégories d’émigrants, pour se relever rm 1905 à 1.020.000 et à 1.285.000 en 1907.
L’immigration atteint au Brésil, en 1907, le nombre de 08.000 individus; dans la Képubli(|ue .\r‘gentine, celui de ;>02.000 en
En Australie, oii elle s'était développée de 1870 à 1885, «littombe rapidement un chiffre tirs faible (2.000 dans la période <le 1890 à 1.900). Au Canada, au contraire, elle prend dans ca*s dernières années un rapide essor : .12.000 immigrants en 1898;
07.000 en 1902; 128.000 en lOO.l; J89.000 en 1900; 252.000, en 1907. L’immigration canadienm* est originaire d'Eur’ope et de> Etats- Cnis.
229. Bensit«‘ <‘orn|>arée de la |»optiiation dans les différent-» Etats*. — Sous riufluenee des divers facteurs qiu* nous venons d'indiquer, natalité, mortalité, émigration, immigration, la densité de la popiilation varie suivant les Etats. Pour la France, «‘lie est de 71 habitants au kilomètre cai'ré, contre 2.‘)9 pourl'Angleterre (sans l’Ecosse ni l'Irlande), 252 pour la Belgique, 120 pour l’Allemague, 95 pour l' Autriche et 01 pour la Hongrie, .89 pour l’Espagne, 121 pour l’Italie, 20 pour la Bussie, 12 pour les Etats-Tmis, 91 i)Our la Chine et 79 pour la .lapon. Four l’Europe entière, dont la population atteint 150.888.000 habitants, avec une superli(-ie totale de 10.097.897 kilmnètres carrés, la densité kilométrique de la population est de 15 individus. Elhest beaucoup plus forte que celle des autres parties du monde : Asie, 19; Afrique, 5; Océanie, 5; Amérique, 1. Four le monde entier. avec une superficie de 137 millions de kilomètres carrés ei
1. Auntiuire i<lutiiitiqUi\ IWh', ap|M'mlicr ft'aiiivs pMî* M. I.ovassuur), cl p. 177.
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l.\ I.IMIT\TION DE I.A PRorH l'.TION
mie population totale de 1.0.’>2 millions d’habitants, la densité kilométrique est représentée par le nombre 12.
Partout la statistique dénonce l’accroissement des populations urbaines aux dépens des populations rurales. Eu France. })ar rapport à la population totale, la proportion de la population rurale (celle qui habite en dehors des agglomérations su- ))érieures à 2.000 habitants), passe de 75,0 % en 1846, à 64,1% en 1886 et 58,5 % en 1906. La même tendance se manifeste, plus ou moins accentuée, dans les autres pays * : en Allemagne, où la jiopulation rurale diminue de 11 % en vingt ans, de 1871 à 1890, ;iux Etats-Unis, où elle passe de 87,5 % en 1850, à 66,9 eu 1900, en Angleterre où le pourcentage tombe de 59,4 à 28,3 au cours du XIX® siècle. I/exode rural se traduit par un développement très rapide des grandes agglomérations urbaines. La statistique nous renseigne sur le nombre des grandes villes ayant iine population de plus de 100.000 habitants, aux diverses époques. On eii comptait en F'rance 3 seulement au commencement du xi.x® siècle; il y en avait 5 en 1850; il y en a 15 en 1910. La même phénoriîène peut être constaté dan.s la plupart des Etats; eu Angleterre, où une .seule ville, la caintale, possédait plus de 100,000 habitants en 1800, il y en a 8 en 1850 et 43 en 1910. De même, en Allemagne : 2 en 1.800; J en 1850; 15 en 1910. -^ux Etats- Unis où aucune ville, en 1800, n'atteignait ce chiffre de population, on en compte 6 en 1850 et 18 en 1910. Foui' certaines dt‘ cés grandes agglomérations urbaines, l’accroissement de volume a été considérable, l'aris avaiit 547.000 habitants en 1300 et
1.053.000 en 1860; il y en a 2.714.000 en 1900 et 2.888.000 en 1910. La population de Berlin passe de 172.000 individus en 1 800 à 419.000 en 1850 et 2.071 .000 en 1 91 0 : celle de New- York, de 61.000 en 1800 à 612.000 en 18.50 et 1.762.000 en 1910; celle «le Londres, de 9.59.000 individus en 1800 à 2.363.000 en 1850 et 1,52:5.000 en 1910.
230. Les rapports de la popululion et de la prodm-Hoii. E.\]M»sé de la théorie de Alalllitis. — Après avoir établi, conformément aux <lonnées de la statistique, les faits relatifs à la population, il convient d’apprécier ces faits. Nous devons rechercher leurs causes et déterminer leurs (;onsé((uence.s économi(]ue,s. Nous