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V'. plus haut, n” (H

T.,\ IIMITATION DK LA PROOrCTION

un de ses enfants par rapport aux aiitres; en i^ratique, il ne le fait guère et, s’il a le souci de ne pas voir son patrimoine partagé après sa mort, ce souci le conduit, non à exluhéder parliellcment certains de ses enfants, mais à en réduire le nombre. 11 est à présumer que la liberté testamentaire ne changerait i'i«m à cet état d’esprit.

tjuant aux avantages d'ordre matériel tpii i>ourraient «dre attribués j)ar les pouvoirs i>ublics aux familles nombreuses, i! faudrait, pour assurer leur efficacité, que ces avantages eussent une importance ré«dle; sinon, ils ne constituerai«int (^ue des mesures d’assistance, parfaitement légitimes d’ailleurs et qui aimaient peut-être la conséquence très louable de procurer aux familles nombreuses quelques ressources supplémentâmes, susceptibles d’améliorer une situation parfois difficile, mais qui .simaient complètement impuissantes à provoquer im relèvement quelconque du nombre des naissances. Ce dernier résultat ne pourrait être atteint que si les avantage.s as.simé,s aux père.s et aux mères soit pour eux -mêmes, soit pour leurs enfant, s, facilités d’accès aux emiilois publics, boimses d’éducation, primes et subventions pécuniaires, avaient une importance telle que, pour les obtenir, les époux auraient intérêt à assumer les •charges d’une famille nombreuse. Cela supposerait nécessairement, de la i»art de l’Etat, des sacrifices considérables et une aggravation très sensible des dépenses budgétaire--.

C’est là précisément la grosse difficulté à laquelle on se heurte lorscpie l'on cherche les moyens de remédier, i)ar des mesures d’ordre économique, à la crise de la natalité. L’Etat aurait, il i*st irai, la ressource de récupérer en tout ou en partie le montant de ces dépenses au moyen de taxes perçues sur les célibataires ou sur les ménages inféconds De semblables taxes devraient être considérées, non comme des pénalités, ce qui, dans. bien des cas serait une injustice, mais comnu» des moyens de redressement fiscal ayant poiu’ objet d’égalistu- entre les contribuables le fardeau de l'impôt en tenant un compte équitable des charges de famille «pii p«''sent .sur eux imçgalement.

Reste à savoir si le recours aux subventions jx'cuniaires, moyen coiiteux pour les finances inibliques, serait du moins eflicaee. L’exemple des lois caducaires de l’Empire romain, que Ion invoque ordinairement comme la preuve de l'insuccès auquel est vouée fatalement toute tentative ])oui* enrayer h'*galement le célibat ou la stérilité, n’est peut-«Hre pas aussi pro-

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rHKMiÈRE PARTIE. CHAPITRE V

baiit qii’i! eu u I’hu*. Eu édictant cch iaiiicuscs lois, Auguste léaiîissait contre les mauvaises mœurs bien plutôt (lue contre des calculs d’intérêt, et sa préoccupation paraît avoir été de favoriser le retour aux « justai nuptia* » autant que d'enrayer la diminution de la population.

Lors même, au surplus, que des mesiu-es d’ordre pécimiaii'c n'aui'aient pas pour effet de déterminer au mariage un seul céliliataire, ni à la procréation un seul ménage volontairement stérile, elles seraient sans doute un encouragement utile à certaines catégories d’éiroux qui ne demanderaient pas inieux d'avoir une noudu'euse famille, s’ils étaient assurés de pouvoir la nourrir et l’élcvcr. S il ne devait en coûter au budget de la France que quelques centaines de millions pour mettre un ternu* à la déchéance démographique dont souf'ire notre pays, ce ne serait pas payer tr<)p cher un tel résultat.

238 ItésiiUats tie rémijiration e( <le rimmiyralioii. — t'n grand nombre d’économistes se sont montrés hostiles à 1 émigration. Ils lui reprochent d’entraîner, pour le pays dont le.sémigrants sont originaires, une déperdition de force productive. Ils font en outre observer que les émigrants emportent avec eux une masse plus ou moins importante de capitaux, qui sont ainsi soustraits à la production nationale.

Ces critiques contiennent certainement une part de vérité: mais en regard des inconvénients de l’émigration, il convient de placer ses a^antages. Elle est une remède efficace, le seul parfois, à la situation misérable qui résulte d’un excès de po]»ulation ou d’une crise agricole prolongée. Elle a été à ce titre umressource précieuse pour l’Irlande et pour la iSLcile. L émigration permet de tirer jrtrti d’éléments qui, dans leur pays d origine, eussent été inutiles, ])eut-être même nuisibles. Elle est un nioven de donner satisfaction aux caractères aventureux, aux initiatives hardies,

(pliant au repretche d’entraîner une perte de capitaux, il ne faut jias en <‘\agérer la portée. Les émigrants appartenant la ]»lupart du temps aux classes les plus pauvres de la poinilatio!>, les capitaux (prils emportent ne représentent généralement }>oint une v aleur très considérable. Il i>eut se faire d’ailleurs que l’émigration n’ait pas lieu sarts esprit de retour. C'est le cas notamment pour une grande partie de l’émigration italienne. Il en était de même autrefois pour l’émjgration ’égionale.

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