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COMMERCE INTERNATIO.NAL. STATISTIQUES ET FAITS

duclion agricole. Pour sa nourriture le peuple anglais dépend de l’étranger; cela explique que la maîtrise des mers soit pour lui une question littéralement vitale.

Bes observations de cette sorte pourraient aisément être poussées beaucoup plus à fond et étendues à d’autres pays; elles montrent tout ce que l’on peut tirer, ])our la connaissance précise des diverses économies nationales, de l’étude du commerce extérieur. Le commerce extérieur d’un peuple est un résultat de sa constitution économique; la composition des exportations et des importations est liée à l’ensemble du développement économique national.

Pour ce qui est de la répartition de notrp commerce extérieur entre pays de provenance à l’importation et pays de destination à l’e.vportation, les quatre pays avec qui nos relations sont le plus étendues sont la Grande-Bretagne, l’Union économique belgoluxembourgeoise, les Etats-Unis et l’Allemagne (y compris la Sarre). En 1924 et 1925, ils viennent, si on considère l’ensemble formé par les importations et les exportations, dans l’ordre susdit. En 1913, l’ordre était le suivant : Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique et Luxemliourg, Etats-Unis. Les premiers rangs, en 1925, sont occupés, à partir du cinquième et par ordre d’importance, par l’Algérie, l’Italie, la Suisse, les Pays-Bas, la Bépublique Argentine et l’Espagne. Le Brésil venait au dixième rang en 1913 et vient au onzième en 1925. Le classement ne serait pas le môme si on envisageait sé])arément les importations et les exportations.

Parmi les pays qui occupent les dix premiers rangs, il y en a vis-à-vis desquels notre balance du commerce est créditrice, c’està-dire se solde par un excédent d’exportations, d’autres vis-à-vis desquels elle est débitrice. Par exemple, la balance est créditrice en 1925 avec l’Union économique belgo-lu.xemboiirgeoise, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Suisse; elle est débitrice avec les Etats-Unis et la République Argentine.

La part de nos colonies et pays de protectorat dans notre commerce extérieur est assez faible et à peu près constante. Dans la période quinquennale 1909-1913, elle a été de 10,95 p. 100 dans les importations et de 12,82 p. 100 dans les exportations. En

1924, on trouve respectivement 10,22 p. 100 et 12,80 p. 100; en

1925, on trpuve 10,41 p. 100 et 14,21 p. 100.

CIIAPITHE II

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