LES FACTEURS ORIGINAIRES DE LA PRODUCTIO.X
vent; les espèces animales et végétales. D’ailleurs, de cette immensité de matières et de forces que lui offre la nature, l’homme n’utilise pas tout; il n’utilise tpi’une faible partie. Par e.xemple, sur les 140.000 ou 150.000 espèces végétales connues, le nombre de celles qui ont une sérieuse importance économique ne dépasse pas 300, soit environ 1 espèce cultivée sur 5(X). Pour les espèces animales, la proportion est encore moindre; sur des millions d’espèces animales, il y en a à peine 200 qui sont utilisées d’une façon rationnelle et systématique.
Une science s’est constituée cpii étudie l’influence du milieu physique sur l’homme ou plus généralement les relations du milieu physique et de l’homme : c’est la géographie humaine. Les conditions climatériques et géologiques, la composition et le relief du sol, le système hydrographique, déterminent le sen^; et les possibilités du développement économique. Par exemple, c’est l’abondance des gisements de houille, des minerais métalliques ou du pétrole qui fait, dans une large mesure, la vocation industrielle des peuples; l’avance prise par l’Angleterre, les Etats- Unis, l’Allemagne, s’explique par là. L’eau est la condition première de la culture, de l’élevage et de la forêt; on a calculé qu’une feuille verte évaporait en une heure une quantité d’eau égale à son poids; les quantités d’eau évaporée par hectare pendant la croissance des céréales seraient les suivantes :
Froment 1.120.000 kilogr,
Seigle 835.000 »
Orge 1.237.000 »
Avoine 2.278.000 »
ce qui revient à dire que pour l’élaboration de 1 kilogr. de matière sèche il faut, en blé, 234 kilogr. d’eau; en seigle, IGC kilogr. d’eau; en orge, 247 kilogr. d’eau; en avoine, 435 kilogr. d’eau. Cela explique que l’installation humaine se fasse selon les points ou lignes d’eau et que l’irrigation soit la condition de la conquête économique des pa\s arides (1).
§ 2. — La réaction de l’homme sur le milieu.
Si le milieu détermine jusqu’à un certain point l’activité économique, il ne faut pas oublier que cette activité réagit sur le milieu; l’bomme modifie le milieu et l’adapte à ses besoins en même temps qu’il se modifie lui-même et s’adapte au milieu. Le milieu
(1) Jean Brunhes, La géographie humamCj Paris, 1910.
NOTIONS GÉNÉRALI-S
]>liysiquo on nous vivons n’est pas tel ( donne; il est, à bien des points de vue, u l’hoinnie.
Le milieu physicpie naturel est souvt n d’obstaeles à l’activité humaine; les lien ])ays ('iivironnant et tantôt tarissent i>rei sur certains rivages des dunes de sables f fertile et refoulent la eultnre; les eaux s maladie et la mort. L’homme combat les nature ([iiand il assèche les marais, élèv< eaux, fixe les dunes et y plante des arbi'e pour la France, l’œuvre accomplie en Solo et ![ue le sol des l’ays-Ilas a été en partie un système de digues et de canaux.
•Meme non nuisible, b‘ inilimi ])bysiqiu que difficilement utilisable, et il faut (|i servir, b* modifie. Le sol cultivable dans les un j)roduit de l’industrie humaine. Tl a fi arbres, des plantes et des pierres, l’assaini eaux ou y amener artificiellement l’eau ip ameid)lir le sol nour uvie les racines îles n