BIENS ACHEVÉS ET BIENS INACHEVES. BIENS DE CONSOMMATION
ET BIENS DE PRODUCriON
I. Une première distinction doit être faite entre les biens achevés et les biens inachevés, entre ceux ([ui, pour être propres à l’iisage de l’homme, n’ont plus et ceux qui ont encore à subir des transformations matérielles. Le bien inachevé, c’est, par exemple, le ble, la laine ou le coton en Td, la soie grège, le minerai de fer ou de cuivre. Ce sont des biens à l’état de devenir, c’est la part de la richesse sociale qui est en voie d’atteindre sa forme définitive, c’est plutôt la richesse de demain que celle d’aujourd’hui.
Les biens inachevés forment ce qu’on appelle les matières premières. Au sens absolu des mots, on ne devrait appeler matières jiremières que les biens au premier stade de leur existence, alors qu’ils n’ont encore subi aucune transformation; mais cette expression s’est élargie, dans la pratique des affaires’ au point de perdre toute précision, parce que chaque industrie considère comme matière première le produit inachevé qu’elle est chargée de transformer, alors meme qu il a déjà reçu une élaboration antérieure. La farine est pour le boulanger une matière première, bien qu’elle ne le soit pas dans le sens absolu de ce mot. Les expressions de matière première et de produit achevé ont pour chaque industrie eon sidérée isolément un sens tout relatif. Mais pour qui envisage